Musée Hébert à La Tronche dans l'Isère

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Musée Hébert

  • Chemin Hébert
  • 38700 La Tronche
Musée Hébert
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Musée Hébert
Musée Hébert
Crédit photo : Milky - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1821
Achat de la propriété
1934
Création du musée
1979
Donation au département
2001
Rénovation du musée
2003
Réouverture du musée
2012
Labellisation Maisons des Illustres
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Maison du peintre Ernest Hébert : inscription par arrêté du 9 août 1942

Personnages clés

Ernest Hébert Peintre dont la propriété et les collections constituent le cœur du musée
Gabrielle Hébert Épouse d'Ernest Hébert, créatrice du musée privé en 1934.
René Patris-d'Uckermann Héritier et donateur de la villa et des collections au Conseil général de l'Isère.
Alfred-Henri Recoura Architecte du tombeau néoclassique d'Ernest Hébert.
Philippe de Chennevières Commanditaire de la maquette de l'abside du Panthéon.
Veuve d'Ernest Hébert Fondatrice du musée en 1934 et à l'origine de son installation dans la propriété familiale

Origine et histoire du Musée Hébert

Le musée Hébert, musée départemental créé en 1934, rend hommage au peintre Ernest Hébert, directeur à deux reprises de l'Académie de France à Rome et décédé dans cette demeure en 1908. Situé chemin Hébert à La Tronche, près de Grenoble, il est labellisé Maisons des Illustres depuis 2012 et comprend un espace consacré à l'art contemporain. Le musée occupe une maison entourée d'un parc de deux hectares acheté en 1821 par la mère de l'artiste et devenu sa propriété; la demeure servit de pied-à-terre entre ses séjours italiens jusqu'à sa mort. Après le décès du peintre, son épouse Gabrielle, née d'Uckermann, transforma la maison en musée privé en 1934. Son héritier, René Patris-d'Uckermann, qu'elle avait rencontré par correspondance pendant la Première Guerre mondiale, administra ses biens parisiens et dauphinois et poursuivit l'œuvre museographique commencée par Gabrielle. Membre de l'Académie Delphinale et ancien directeur littéraire des éditions Flammarion, il accueillit de nombreux écrivains et fit don, en 1979, de la villa et de ses collections au Conseil général de l'Isère, après avoir déjà réalisé un premier don à la Réunion des musées nationaux. Au début des années 1960, le grand salon accueillit une exposition des Nymphéas de Claude Monet. La maison et le musée attenant ont été rénovés à partir de 2001 par le conseil départemental de l'Isère; lors de ces travaux, 1 600 plaques de verre photographiques réalisées par Gabrielle furent découvertes dans les greniers. Outre les pièces meublées et décorées d'époque, le musée organise chaque année une ou deux expositions temporaires. Depuis 2012, une annexe appelée De l'autre côté, achetée par le donateur et située de l'autre côté du chemin Hébert, abrite un espace d'expositions temporaires sur deux niveaux dédié à l'art contemporain. Le 22 janvier 2023, le musée a signalé le vol avec effraction des bijoux de la princesse Mathilde Bonaparte. Sur deux niveaux, la présentation chronologique et thématique rassemble l'œuvre d'Hébert et les peintures et sculptures de ses amis et élèves, ainsi que des tableaux de contemporains dauphinois tels que Claude Pollet, Jean Achard et Théodore Ravanat. Le parcours expose des œuvres réalisées pendant son séjour à l'Académie de France à Rome (1840-1844), une salle consacrée à la princesse Mathilde, qui facilita sa première nomination comme directeur, et des commandes officielles destinées à la bibliothèque des Tuileries. À l'étage, l'atelier du peintre est reconstitué et contient ses deux derniers dessins réalisés sur les bords de l'Isère quelques jours avant sa mort. Dans cette vaste pièce se trouve également une maquette en demi-grandeur de l'abside du Panthéon, réalisée par Hébert en 1874 à la demande de Philippe de Chennevières. Le musée expose aussi des salles et éléments remarquables : le salon, la salle à manger, une grande galerie, l'escalier central accueillant Le Baiser de Judas (1853), des œuvres comme La Coupe de Joseph, un autoportrait du jeune Ernest à 17 ans, Le Calvaire de Casamicciola à Ischia (huile sur panneau, 1875), des bustes dont celui réalisé par Tony Noël, ainsi que le tombeau et la roseraie situés dans le parc. Le parc, d'environ deux hectares, est un domaine boisé agrémenté d'un étang, de statues, de fontaines et du tombeau néoclassique de l'artiste. Après la mort d'Hébert, sa femme fit transférer sa dépouille dans un tombeau conçu en 1910 par l'architecte Alfred-Henri Recoura; ce monument en pierre de l'Échaillon présente sur l'hémicycle un bas-relief représentant la villa Médicis, où Hébert fut pensionnaire en 1839 puis directeur deux fois. Les eaux alimentant les bassins proviennent des sources de Fontaine-Galante et Chantemerle, issues du massif de la Chartreuse, et les droits d'eau, octroyés par les Dames de Monfleury, appartiennent au domaine depuis 1649. Hors du contexte urbain, le parc a conservé l'atmosphère du jardin de l'artiste et est labellisé Jardin remarquable de France depuis 2004. Depuis la réouverture du musée le 21 novembre 2003, après d'importants travaux, la fréquentation a globalement augmenté, passant de quelques milliers de visiteurs en 2003 à plus de 40 000 en 2017. Le bâtiment fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 9 août 1942. Les collections du Musée Ernest Hébert de Paris (6e) seront transférées en Isère en 2023/24. Le musée programme régulièrement des expositions temporaires, parmi lesquelles le bicentenaire consacré à Johan Barthold Jongkind en 2019 et une rétrospective dédiée à Jean-Baptiste Carpeaux ouverte en octobre 2020, interrompue par la crise sanitaire puis prolongée jusqu'en novembre 2021. D'autres expositions récentes ont présenté des photographies de Gabrielle Hébert, des œuvres de Pierre Tal-Coat, des projets contemporains et des hommages à des artistes locaux et internationaux. Situé non loin de l'avenue du Maquis du Grésivaudan, le musée est desservi par la ligne de bus 13, la ligne interurbaine T82 et se trouve à proximité de la station de tramway La Tronche Hôpital (ligne B), qui relie la gare et le centre-ville de Grenoble.

Liens externes

Conditions de visite

  • Téléphone : 04 76 42 46 12
  • Ouverture permanente : Tous les jours de 10h à 18h (sauf le mardi).
  • Fermeture : Fermeture le 1er janvier, 1er mai et le 25 décembre.
  • Contact organisation : 04.76.42.97.35