Frise chronologique
1494
Autorisation de construction
Autorisation de construction
1494 (≈ 1494)
L’évêque de Cavaillon autorise l’édification.
1772-1774
Reconstruction de la synagogue
Reconstruction de la synagogue
1772-1774 (≈ 1773)
Décidée par la communauté juive locale.
17 mai 1924
Classement monument historique
Classement monument historique
17 mai 1924 (≈ 1924)
Protection officielle de l’État français.
1963
Transformation en musée
Transformation en musée
1963 (≈ 1963)
Ouverture au public comme espace culturel.
1988
Restauration majeure
Restauration majeure
1988 (≈ 1988)
Campagne de conservation du décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Évêque de Cavaillon (1494) - Autorité religieuse |
A autorisé la construction initiale. |
| Dominique Ronseray - Architecte en chef |
Dirigea la restauration de 1985. |
| Christian Prévost-Marcilhacy - Inspecteur des monuments |
Supervisa la restauration du décor. |
Origine et histoire
La synagogue de Cavaillon, édifiée à la fin du Moyen Âge au XVe siècle, est l’une des plus anciennes de France. Autorisée par l’évêque en 1494, elle fut reconstruite entre 1772 et 1774 sur décision de la communauté juive locale, forte d’environ 200 personnes. De la structure médiévale, seule une tourelle subsiste, vestige possible de l’escalier originel.
La synagogue du XVIIIe siècle se distingue par son architecture en deux niveaux : une salle supérieure pour les hommes et une salle inférieure pour les femmes, incluant une boulangerie rituelle avec four à pain azyme et table en marbre. La tribune (Bimah), placée face à l’arche sainte, et le siège suspendu du prophète Élie, sont des éléments rares, reflétant des rites spécifiques.
Désaffectée au XIXe siècle, la synagogue est classée monument historique en 1924 et transformée en musée en 1963. Menacée par un projet immobilier au XXe siècle, elle fut préservée grâce à la mobilisation d’une association. Le site conserve aussi des éléments du ghetto juif du XVIIIe siècle, comme le mikvé (bain rituel) et la maison du rabbin.
Les campagnes de restauration, notamment en 1988, ont permis de préserver son décor intérieur rococo et ses boiseries. Les travaux ont inclus la réfection des façades en pierre d’Oppède, la consolidation de la charpente, et la restauration des lustres et des portes métalliques gravées d’inscriptions hébraïques. L’éclairage a été adapté pour évoquer l’ambiance originelle aux chandelles.
Le musée illustre aujourd’hui la vie des Juifs comtadins, une communauté marquée par son isolement géographique et ses traditions. La synagogue, avec sa disposition architecturale unique et ses objets rituels, offre un témoignage exceptionnel du judaïsme provençal sous l’Ancien Régime.
Conditions de visite
Téléphone : 04 90 71 21 06
Contact organisation : 04 90 72 26 86