Don à l’abbaye de Cormery 1026 (≈ 1026)
Geoffroy de l’Ile cède le moulin.
1837
Fondation de la papeterie
Fondation de la papeterie 1837 (≈ 1837)
Trois papetiers lancent l’activité industrielle.
1929
Fin de la papeterie
Fin de la papeterie 1929 (≈ 1929)
Crise économique et arrêt définitif.
1983
Achat par Maurice Dufresne
Achat par Maurice Dufresne 1983 (≈ 1983)
Début de la restauration du site.
1992
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1992 (≈ 1992)
Inauguration après 10 ans de travaux.
2008
Décès de Maurice Dufresne
Décès de Maurice Dufresne 2008 (≈ 2008)
Transmission à sa famille.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Geoffroy de l’Ile - Propriétaire du moulin en 1026
Donna le site à l’abbaye.
Maurice Dufresne - Fondateur du musée (1930–2008)
Collectionneur et restaurateur du site.
Origine et histoire du Musée Maurice-Dufresne
Le musée Maurice-Dufresne occupe un site historique à Marnay, hameau d’Azay-le-Rideau en Touraine. À l’origine, un moulin du Xe siècle, mentionné en 1026 quand Geoffroy de l’Ile en fit don à l’abbaye de Cormery, servit pendant des siècles à moudre le grain. Au XIXe siècle, trois papetiers y fondèrent en 1837 une prospère papeterie, active jusqu’à la crise de 1929. Le site, abandonné après 1939, devint successivement conserverie, ateliers de confection et dépôt agricole, avant d’être racheté en 1983 par Maurice Dufresne, un industriel local passionné de mécanique.
Maurice Dufresne (1930–2008), ancien maréchal-ferrant devenu entrepreneur en récupération de matériaux, consacra 40 ans à rassembler une collection unique de machines, véhicules et objets techniques issus de toute la France. Pour les préserver, il restaura l’ancienne papeterie et ses mécanismes d’origine, dont une roue à aubes et une turbine du XIXe siècle toujours fonctionnelles. Le musée ouvrit en 1992, présentant 3 000 pièces sur 1 km de parcours, des métiers à tisser aux avions en passant par une guillotine de 1792 ou un tracteur Mogul de 1898.
Le musée, privé et autofinancé, fonctionne sans subventions publiques. Après la mort de Maurice Dufresne en 2008, sa veuve puis leurs enfants en héritèrent. Le site emploie neuf personnes pour l’entretien des collections et des 10 000 m2 d’exposition, incluant des véhicules industriels rares comme un camion Latil de la Première Guerre mondiale ou un planeur Caudron. À l’extérieur, une grue à vapeur de 34 tonnes et des locomobiles rappellent l’ère industrielle.
L’originalité du lieu tient à son éclectisme : armurerie (1 600 armes), véhicules (250 modèles), affiches anciennes et machines agricoles côtoient des pièces insolites comme une pompe à parfum ayant appartenu à François Coty. La scénographie conserve l’esprit des ateliers du XIXe siècle, avec des allées bordées de véhicules menant à l’ancienne papeterie, dont les mécanismes hydrauliques ont été restaurés pour fonctionner comme à l’époque.