Frise chronologique
1794
Création du musée-bibliothèque
Création du musée-bibliothèque
1794 (≈ 1794)
Arrêté du Directoire pour conserver objets saisis.
1888
Installation dans le palais du Bellay
Installation dans le palais du Bellay
1888 (≈ 1888)
Transfert des collections rue de la République.
1940
Rachat par la municipalité
Rachat par la municipalité
1940 (≈ 1940)
Évacuation des œuvres pendant la guerre.
2002
Loi sur les Musées de France
Loi sur les Musées de France
2002 (≈ 2002)
Dépôts de l’État affectés à Draguignan.
2017–2023
Rénovation et réouverture
Rénovation et réouverture
2017–2023 (≈ 2020)
Modernisation complète pour 11 millions d’euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Monseigneur du Bellay - Évêque de Fréjus (1739–1766) |
Propriétaire du palais abritant le musée. |
| Baron Adolphe de Rothschild - Donateur |
Offre des œuvres du XIXe siècle. |
| Frédéric Mireur - Archiviste dracénois |
Donation éclectique en 1919. |
| François de Montmorency - Maréchal de France (XVIe) |
Propriétaire de l’armure exposée. |
Origine et histoire
Le Musée des Beaux-Arts de Draguignan, anciennement musée d'Art et d'Histoire, trouve ses origines en 1794 avec un arrêté du Directoire du District créant une bibliothèque publique pour conserver livres, objets d’histoire naturelle, antiques et tableaux. Ce premier musée-bibliothèque s’installe dans l’ancien couvent des Doctrinaires, sous contrôle municipal et étatique. Les collections initiales proviennent des saisies révolutionnaires, complétées par des envois de l’État tout au long du XIXe siècle, faisant de ce musée l’un des plus anciens de province.
En 1888, la Caisse d’Épargne de Draguignan met à disposition le rez-de-chaussée de l’ancien palais d’été de Monseigneur du Bellay, évêque de Fréjus (1739–1766), situé 9 rue de la République. Ce bâtiment, construit au XVIIe siècle comme couvent des Ursulines (1628), puis embelli par du Bellay après son rachat en 1751, devient le nouvel écrin du musée. Au début du XXe siècle, des donations majeures enrichissent les collections : œuvres du XIXe siècle offertes par le baron Adolphe de Rothschild, objets d’ethnologie nord-africaine (donation Edouard Aubin), mobilier (Jean-Baptiste Troin), bronzes animaliers (Féraud de Grasse) et une donation éclectique de l’archiviste Frédéric Mireur en 1919.
Le musée, racheté par la municipalité en 1940, voit ses œuvres les plus précieuses évacuées pendant la Seconde Guerre mondiale vers les châteaux de Vérignon et Javon. Après des rénovations dans les années 1970, il rouvre en 1977 avec des aménagements modernes (réserves, accueil, salle d’expositions temporaires). La loi de 2002 sur les Musées de France permet à Draguignan de récupérer les dépôts de l’État antérieurs à 1910. Fermé en 2017 pour un chantier de 11 millions d’euros, il rouvre en novembre 2023 après une modernisation complète, marquant une revalorisation du patrimoine culturel local.
Parmi ses pièces maîtresses, on compte l’armure de François de Montmorency (XVIe siècle), exposée aux Expositions Universelles de 1867 et 1900, et L’Enfant à la bulle de savon, attribuée à Rembrandt (inventoriée dès 1794) et volée en 1999 avant d’être retrouvée en 2014. Le musée expose aussi des œuvres de Philippe de Champaigne, Simon Vouet, Jean-François de Troy, Camille Claudel (marbre Rêve au coin du feu), et des peintres comme Rubens, Renoir ou Ziem. Ses collections mêlent archéologie régionale, beaux-arts et arts décoratifs (céramiques de Sèvres, mobilier Louis XVI, vases Art nouveau).
Collection
Les salles présentent des peintures du XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle (Philippe de Champaigne, Teniers, Mignard, Panini, Greuze, Drouais, Van Loo, Camoin, Renoir, "L'enfant à la bulle de savon" de Rembrandt), des sculptures (Claudel, Houdon...), mais aussi de l'archéologie, des faïences et objets d'art (l'armure de François de Montmorency).
Conditions de visite
Téléphone : 04 98 10 26 85
Contact organisation : 04 98 10 26 85