Frise chronologique
1390
Acquisition par Guillaume Goudet
Acquisition par Guillaume Goudet
1390 (≈ 1390)
Premier propriétaire bourgeois identifié du domaine.
1799
Achat par Joséphine de Beauharnais
Achat par Joséphine de Beauharnais
1799 (≈ 1799)
Devenue résidence privée de Napoléon et Joséphine.
1809
Divorce de Napoléon et Joséphine
Divorce de Napoléon et Joséphine
1809 (≈ 1809)
Joséphine conserve Malmaison comme résidence principale.
1814
Mort de Joséphine
Mort de Joséphine
1814 (≈ 1814)
Fin de l’âge d’or du domaine.
1870
Saccage par l’armée prussienne
Saccage par l’armée prussienne
1870 (≈ 1870)
Dégâts majeurs pendant la guerre franco-prussienne.
1904
Légation à l’État par Osiris
Légation à l’État par Osiris
1904 (≈ 1904)
Le château devient musée national en 1906.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Joséphine de Beauharnais - Propriétaire et mécène |
Transforma Malmaison en domaine botanique exceptionnel. |
| Napoléon Bonaparte - Copropriétaire et empereur |
Y résida pendant le Consulat. |
| Charles Percier et Pierre Fontaine - Architectes |
Rénovèrent le château sous le Consulat. |
| Pierre-Joseph Redouté - Peintre botaniste |
Illustra les roses de la roseraie. |
| Daniel Iffla (Osiris) - Mécène et restaurateur |
Offrit le château à l’État en 1904. |
| Pierre Humbert - Architecte restaurateur |
Redonna au château son aspect d’origine. |
Origine et histoire
Le château de Malmaison, situé à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, est mentionné dès le Moyen Âge comme un fief avec un manoir. Au XVe siècle, il passe entre les mains de familles bourgeoises parisiennes, dont les Goudet, les Dubois et les Dauvergne, avant d’être acquis en 1390 par Guillaume Goudet, marchand parisien. Au XVIIe siècle, Christophe Perrot, conseiller au Parlement de Paris, entreprend la construction d’un nouveau château, composé d’un corps de logis flanqué de pavillons. Le domaine est ensuite transmis aux Barentin, qui y apportent des modifications architecturales, comme l’ajout d’ailes mansardées.
En 1799, Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Bonaparte, achète le château pour 325 000 francs. Napoléon, après le coup d’État du 18 Brumaire, en devient copropriétaire et confie sa rénovation aux architectes Percier et Fontaine. Le château devient un lieu central du pouvoir pendant le Consulat, avant que Napoléon ne privilégie Saint-Cloud. Joséphine, après son divorce en 1809, en fait sa résidence principale et y développe un jardin exceptionnel, peuplé de plantes exotiques et d’animaux rares, avec l’aide de jardiniers comme Thomas Blaikie et André Dupont.
Le parc de Malmaison, aménagé dans le style anglais, abrite une roseraie légendaire de 250 variétés, documentée par Pierre-Joseph Redouté. Joséphine y introduit des espèces végétales et animales du monde entier, notamment grâce aux expéditions scientifiques commanditées par Napoléon. Après sa mort en 1814, le domaine est dispersé, puis restauré au XIXe siècle par le mécène Daniel Iffla (Osiris), qui le lègue à l’État en 1904. Depuis 1906, le château est un musée national dédié à l’histoire napoléonienne, classé monument historique.
Le château subit des dégradations pendant la guerre franco-prussienne de 1870, avant d’être restauré par l’architecte Pierre Humbert. Les collections du musée incluent des objets d’art consulaire, des meubles d’époque, et des témoignages de la vie de Joséphine et Napoléon. Le domaine, réduit à 6 hectares, conserve une partie de son parc historique, labellisé « jardin remarquable ». Le château de Bois-Préau, annexe du musée, abrite des collections consacrées à Sainte-Hélène et au retour des cendres de Napoléon en 1840.
La façade du château, côté parc, est ornée de statues et de vases provenant des jardins de Marly, tandis que des obélisques en marbre, autrefois dorés, marquent l’entrée. L’intérieur, restauré pour retrouver son aspect sous le Consulat, comprend des pièces emblématiques comme la salle du Conseil, décorée en forme de tente militaire, et la bibliothèque. Le musée présente aujourd’hui un ensemble homogène de mobilier et d’objets d’art du Premier Empire, offrant un témoignage unique de cette période.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : ouvert tous les jours sauf le mardi.
Basse saison : Du 1er octobre au 31 mars : En semaine de 10h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h15 Le samedi et dimanche de 10h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h45
Haute saison : Du 1er avril au 30 septembre : En semaine de 10h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h45 Le samedi et dimanche de 10h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h15
Fermeture : Fermé le 25 décembre et 1er janvier
Tarif individuel : Plein tarif : 6,50 €
Contact organisation : 01 41 29 05 55