Frise chronologique
1905
Achat de l'hôtel Besson
Achat de l'hôtel Besson
1905 (≈ 1905)
Paul Dupuy acquiert l'édifice pour y installer ses collections.
1909
Début des restaurations
Début des restaurations
1909 (≈ 1909)
Surélévation et restauration de la façade en briques.
1944
Don d'Édouard Gélis
Don d'Édouard Gélis
1944 (≈ 1944)
Legs de 130 pièces d'horlogerie (XVIe–XIXe siècles).
1949
Musée municipalisé
Musée municipalisé
1949 (≈ 1949)
Legs de Paul Dupuy à la ville de Toulouse.
1968
Agrandissement du musée
Agrandissement du musée
1968 (≈ 1968)
Acquisition du 8 rue d'Aussargues.
1980–1985
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1980–1985 (≈ 1983)
Modernisation et extension des espaces d'exposition.
2021
Changement de nom
Changement de nom
2021 (≈ 2021)
Devenu *musée des arts précieux Paul-Dupuy*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Paul Dupuy - Collectionneur et fondateur |
Acheteur et restaurateur de l'hôtel Besson, légataire des collections. |
| Édouard Gélis - Donateur |
Legs de 130 pièces d'horlogerie en 1944. |
| Loïs Behorri - Artisan |
Créateur du droguier des Jésuites (1632). |
| Robert Mesuret - Conservateur |
Chargé de la réorganisation des musées toulousains (années 1950). |
| Jean Vergnet-Ruiz - Inspecteur général |
Superviseur de la répartition des collections (années 1950). |
Origine et histoire
Le musée Paul-Dupuy, aujourd’hui nommé musée des arts précieux Paul-Dupuy, trouve son origine dans la volonté de Paul Dupuy, collectionneur passionné, d’offrir un écrin à ses œuvres. En 1905, il acquiert l’ancien hôtel Besson, un édifice du XVIIe siècle situé rue de la Pleau à Toulouse, entre les quartiers Saint-Étienne et du Parlement. Dupuy entreprend une restauration ambitieuse : surélévation, ajout d’un étage de mirandes, achèvement d’une tourelle capitulaire et restauration de la façade en briques. Initialement musée privé, l’établissement devient municipal en 1949, après le legs des collections et du bâtiment à la ville par Paul Dupuy.
Le musée se distingue par ses collections variées, issues de legs et dons majeurs. Le cabinet des dessins (créé en 1949) conserve plus de 6 000 œuvres du XVe au XXe siècle, incluant des pièces d’artistes méridionaux comme Ingres ou Rivalz, et italiens comme Véronèse. Le cabinet des estampes rassemble 40 000 cartes postales, 30 000 gravures et 5 000 photographies, classées par thèmes. Une section horlogère exceptionnelle, constituée du don d’Édouard Gélis en 1944, présente 130 pièces datant du XVIe au XIXe siècle, complétées par des instruments scientifiques (boussoles, microscopes).
Parmi les trésors exposés figurent l’olifant dit « cor de Roland » (XIe–XIIe siècle), provenant de la basilique Saint-Sernin, et le droguier des Jésuites (1632), meuble en faïences des XVIIe–XVIIIe siècles abritant des outils médicaux historiques. Les collections s’étendent aux arts décoratifs toulousains : orfèvrerie des XVIIe–XVIIIe siècles, meubles marquetés du XVIIIe siècle (dont des pièces du château de Reynerie), et faïences régionales. Le musée illustre ainsi l’artisanat et le patrimoine artistique local, du Moyen Âge à 1939.
L’histoire du musée est marquée par son évolution institutionnelle. En 1968, il s’agrandit avec l’acquisition d’un bâtiment rue d’Aussargues, entièrement rénové entre 1980 et 1985. Cette expansion permet de mieux exposer les collections, réorganisées selon des critères scientifiques sous l’impulsion de conservateurs comme Robert Mesuret et Jean Vergnet-Ruiz. Le musée se spécialise alors dans les arts graphiques et les objets d’art médiévalaux et modernes, devenant un acteur clé du patrimoine toulousain.
Les collections s’enrichissent de dons prestigieux, comme celui de la famille Rozès de Brousse (dessins, gravures, affiches) ou de la collection Regraffé de Miribel. Le musée conserve également des ensembles uniques, tels que le parement d’autel brodé du couvent des Cordeliers (XVIe siècle) ou des armes anciennes (épées, pistolets). Ces éléments témoignent de la diversité des savoir-faire locaux, de la ferronnerie aux textiles, en passant par la céramique vernissée languedocienne.
Aujourd’hui, le musée Paul-Dupuy reste un lieu de découverte des arts précieux, mêlant héritage toulousain et influences européennes. Son bâtiment, ancien hôtel particulier restauré, et ses collections reflètent l’engagement de Paul Dupuy pour préserver et valoriser le patrimoine artistique régional, tout en offrant un panorama des techniques et styles du Moyen Âge à la première moitié du XXe siècle.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 05 31 22 95 40