Frise chronologique
1888
Naissance de René Davoine
Naissance de René Davoine
1888 (≈ 1888)
Naît à Charolles, rue Condé.
1925
Première reconnaissance
Première reconnaissance
1925 (≈ 1925)
*Gaminerie* admise au Salon des Artistes Français.
1947
Inauguration du Monument de la Résistance
Inauguration du Monument de la Résistance
1947 (≈ 1947)
À Charolles, en présence du Général de Gaulle.
1955
Inauguration du Monument des Déportés
Inauguration du Monument des Déportés
1955 (≈ 1955)
À Paray-le-Monial, technique du *non-fini*.
1962
Décès de René Davoine
Décès de René Davoine
1962 (≈ 1962)
Mort à Charolles, fin de carrière.
2006
Création de l’Espace Davoine
Création de l’Espace Davoine
2006 (≈ 2006)
Ouverture au Musée du Prieuré.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| René Davoine - Sculpteur et fondateur |
Auteur des œuvres exposées, donateur initial. |
| Jeanne Hortense Garreaud - Épouse et muse |
Modèle et soutienne de Davoine. |
| Félix Davoine - Fils et légataire |
Co-donateur des collections en 1963. |
| Général de Gaulle - Figure historique |
Inaugura le Monument de la Résistance. |
| Antoine Rigaud - Poète local |
Interviewa Davoine en 1962. |
Origine et histoire
Le Musée René Davoine est installé dans le Prieuré de Charolles (Saône-et-Loire), un bâtiment historique reconverti pour exposer l’œuvre du sculpteur René Davoine, né et mort dans cette ville (1888-1962). L’artiste, formé en Argentine puis en France, se spécialisa dans la sculpture sur bois avant de diversifier ses matériaux. Ses créations, marquées par un style figuratif rénové, furent primées aux Salons des Artistes Français entre 1925 et 1961.
En 1963, la veuve de Davoine et son fils Félix firent don de ses collections à la ville de Charolles. Initialement exposées dans son atelier (34 rue René Davoine), les œuvres furent transférées en 2006 dans l’Espace Davoine, aménagé au Musée du Prieuré. Ce lieu conserve des maquettes originales, comme celles des monuments commémoratifs de la Résistance (1947) et des Déportés (1955), ainsi que des pièces religieuses et profanes en bois, pierre ou marbre.
Davoine fut un membre actif du Salon des Artistes Français, obtenant des récompenses comme la Médaille d’or (1954) et le Prix Taylor (1956). Son œuvre Gaminerie (1925), un garçon juché sur une tortue, marqua son entrée remarquée dans le milieu artistique. Plus tard, il adopta la technique du non-fini, illustrée par le Monument des Déportés de Paray-le-Monial, où les corps émergent à moitié de la pierre.
Le musée abrite aussi des archives familiales, des catalogues rédigés par sa veuve et son fils, et des plâtres originaux comme Diane s’éveille (1939). Les locaux, labellisés Musée de France, s’inscrivent dans un patrimoine local lié à l’art sacré et commémoratif. L’atelier de Davoine, toujours visible au 34 rue René Davoine, s’ouvre lors des Journées du Patrimoine.
Les thèmes récurrents de Davoine incluent la femme (vierges, mères, déesses), l’enfance (Pascal, 1949), et la mémoire historique (Monument de la Résistance, 1947). Ses matériaux de prédilection évoluèrent du noyer local au marbre de Carrare, en passant par la pierre de Lens. Le musée perpétue son héritage à travers des expositions permanentes et des événements culturels.
Conditions de visite
Téléphone : 385242474