Propriété d'une société privée ; propriété de la commune
18100 Vierzon, 11 Rue de la Société Française
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
15 octobre 1848
Fondation de l'atelier
Fondation de l'atelier 15 octobre 1848 (≈ 1848)
Célestin Gérard ouvre son atelier de machines agricoles.
1861
Première locomobile
Première locomobile 1861 (≈ 1861)
Sortie de la première machine à vapeur locomobile.
1879
Création de la Société Française
Création de la Société Française 1879 (≈ 1879)
Transformation en société capitaliste industrielle.
1898-1902
Construction de la halle d'exposition
Construction de la halle d'exposition 1898-1902 (≈ 1900)
Vitrine technologique de l'entreprise.
1959
Rachat par Case
Rachat par Case 1959 (≈ 1959)
Fin de l'indépendance de la société.
8 mars 1999
Protection partielle
Protection partielle 8 mars 1999 (≈ 1999)
Inscription des halles et maison Gérard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halles de fonderie (cad. DL 226, rue Maxime-Gorki) ; atelier de traitement thermique (cad. DK 255, 4, rue Bernard-Palissy) ; passerelle qui traverse la rue Bernard-Palissy (cad. non cadastré, reliant les ateliers situés sur la parcelle DK 129 et l'atelier situé sur la parcelle DK 255) ; façades et toitures de la demeure patronale dite maison de Célestin Gérard (cad. DK 129, 10, avenue Pierre-Sémard) : inscription par arrêté du 8 mars 1999
Personnages clés
Célestin Gérard - Fondateur et industriel
Créateur de l'atelier et pionnier des machines agricoles.
Origine et histoire du Musée de la Société Française
Le site du Musée Rue de la Société Française à Vierzon correspond à l’ancienne usine fondée par Célestin Gérard, compagnon menuisier d’origine vosgienne. En 1848, il y installa un atelier de réparation et de construction de machines agricoles. Face à la crise économique post-révolutionnaire, il innova en créant des machines mobiles pour battre les récoltes à forfait, posant les bases de son entreprise. Son succès lui permit de développer des locomobiles à vapeur et des batteuses mobiles, révolutionnant l’agriculture française.
En 1879, l’atelier devint la Société Française de Matériel Agricole, puis en 1889 la Société Française de Matériel Agricole et Industriel, l’une des plus grandes usines du secteur en France jusqu’à son rachat par Case en 1959. Le site s’étendit sur sept hectares en centre-ville, entre la gare et la route nationale. Trois bâtiments emblématiques subsistent : la maison de Célestin Gérard (1867-1879), les halles de fabrication en métal et brique (rue Maxime-Gorki), et la grande halle d’exposition (1898-1902), vitrine technologique de l’entreprise.
Les halles de fabrication, caractérisées par leurs charpentes métalliques et leurs pignons décorés, illustrent l’architecture industrielle de l’époque. Leur rythme ternaire et leurs détails en brique colorée reflètent le prestige de l’usine. La halle d’exposition, initialement ornée d’une façade métallique et vitrée, abritait les innovations de la société. Malgré des modifications ultérieures (comme la perte de sa façade en 1959), sa structure en croix et sa charpente complexe ont été préservées. Ces éléments, partiellement protégés depuis 1999, témoignent de l’âge d’or de l’industrie agricole française.
Le projet de réaménagement actuel menace l’intégrité des halles, avec la démolition prévue de certaines ailes et la création d’une liaison piétonnière. Seul un élément d’origine, une passerelle métallique des années 1880-1890 (rue Bernard-Palissy), sera conservé. La maison de Célestin Gérard, modeste architecturally mais symbolique, reste le dernier vestige de ses ateliers initiaux. Ces bâtiments, aujourd’hui propriété mixte (commune et privée), incarnent l’héritage industriel de Vierzon et son rôle clé dans la mécanisation agricole nationale.