Construction de la chapelle XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Style gothique flamboyant en schiste et grès.
1655
Installation des Augustines
Installation des Augustines 1655 (≈ 1655)
Cinq religieuses s’établissent au Rachapt.
1675-1707
Construction du monastère
Construction du monastère 1675-1707 (≈ 1691)
Cloître et combles à la Mansart édifiés.
1980
Classement monument historique
Classement monument historique 1980 (≈ 1980)
Protection officielle de la chapelle.
1986
Création du musée
Création du musée 1986 (≈ 1986)
Transformation de la chapelle en musée.
1997
Agrandissement du musée
Agrandissement du musée 1997 (≈ 1997)
Extension dans l’ancien chœur des religieuses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Robert de Grasménil - Chanoine et administrateur
Tombeau conservé dans le musée (mort en 1500).
Origine et histoire du Musée Saint-Nicolas
La chapelle Saint-Nicolas de Vitré, édifiée dans le faubourg médiéval du Rachapt entre les XVe et XVIe siècles, est un exemple remarquable d’architecture gothique flamboyant en schiste et grès. Elle appartenait à l’hôpital Saint-Nicolas, situé stratégiquement près de la Vilaine et des axes routiers majeurs vers Fougères, Rennes ou Paris, facilitant l’accueil des pèlerins et malades. Son emplacement près d’un cours d’eau assurait aussi une hygiène optimale pour les soins.
Classée monument historique en 1980, la chapelle est entourée des anciens bâtiments hospitaliers au sud et du couvent des Augustines (XVIIe siècle) au nord, où des religieuses hospitalières œuvrèrent jusqu’en 1974. Ce couvent, construit entre 1675 et 1707, se distingue par son cloître et ses combles à la Mansart, témoignant de l’expansion de l’ordre augustin dans la région.
Transformée en musée en 1986 et agrandie en 1997, la chapelle abrite aujourd’hui une collection nationale d’art sacré, notamment d’orfèvrerie religieuse des XIXe-XXe siècles. Parmi ses trésors figurent un tombeau du chanoine Robert de Grasménil (mort en 1500), un tabernacle doré du XVIIIe siècle, des peintures murales des XVe-XVIe siècles, et une grille en fer forgé du XVIIe siècle, vestige du chœur des religieuses.
Le musée doit sa renommée à sa spécialisation unique en France, enrichie annuellement par des acquisitions soutenues par la Direction des Musées de France et le Fonds régional d’acquisition des musées de Bretagne. Son patrimoine reflète à la fois l’histoire hospitalière de Vitré et l’évolution de l’art religieux breton.
L’origine du site remonte à 1655, lorsque cinq augustines hospitalières s’installèrent dans le quartier du Rachapt. Leur couvent initial, bâti en 1657, fut remplacé par un monastère plus vaste entre 1675 et 1707, marquant l’apogée de leur influence locale jusqu’à leur départ en 1974.