Frise chronologique
3e quart du XVe siècle
Construction de l'hôtel particulier
Construction de l'hôtel particulier
3e quart du XVe siècle (≈ 1562)
Demeure du Grand vicaire de Pontoise.
1884
Rachat par Camille Tavet
Rachat par Camille Tavet
1884 (≈ 1884)
Transformation en musée après restauration.
2 novembre 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 novembre 1926 (≈ 1926)
Protection de l'hôtel d'Estouteville.
1968
Donation Freundlich
Donation Freundlich
1968 (≈ 1968)
Réorientation vers l'art du XXe siècle.
1980
Ouverture du musée Camille-Pissarro
Ouverture du musée Camille-Pissarro
1980 (≈ 1980)
Annexe dédiée au paysage oisien.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel d'Estouteville (ancien) : inscription par arrêté du 2 novembre 1926
Personnages clés
| Guillaume d'Estouteville - Cardinal et archevêque de Rouen |
Commanditaire de l'hôtel particulier. |
| Camille Tavet - Archiviste et mécène |
Fondateur du musée en 1884. |
| Otto Freundlich - Artiste précurseur de l'abstraction |
Donation majeure en 1968. |
| Madame Tavet - Propriétaire et collectionneuse |
Acquiert reliques royales au XIXe siècle. |
Origine et histoire
Le musée Tavet-Delacour occupe un hôtel particulier édifié à la fin du XVe siècle à Pontoise, initialement destiné au Grand vicaire de la ville. Ce bâtiment, commandé par le cardinal Guillaume d'Estouteville, archevêque de Rouen, fut transformé en musée grâce à l'initiative de Camille Tavet (1829-1890), archiviste-bibliothécaire de la Société historique de Pontoise. En 1884, Tavet propose d'avancer 25 000 francs à la ville pour racheter et restaurer l'hôtel, à condition d'en faire un musée pour 25 ans. Son épouse achèvera le projet après sa mort, donnant naissance au musée Tavet, enrichi par des donations et les collections personnelles du couple.
En 1926, l'hôtel d'Estouteville est inscrit aux monuments historiques pour son architecture médiévale remarquable. Le musée se spécialise progressivement dans l'art du XXe siècle, notamment après la donation Freundlich en 1968, qui apporte un fonds majeur d'œuvres d'Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. Une annexe, le musée Camille-Pissarro, ouvre en 1980 pour mettre en valeur la peinture de paysage dans la vallée de l'Oise (1850-1914). Les deux institutions partagent depuis leurs collections, réserves et budgets, tout en préservant des trésors hétéroclites : reliques royales profanées en 1793 (comme une mâchoire de Dagobert ou une jambe momifiée de Catherine de Médicis), des chinoiseries du XVIIIe siècle, et même une allée couverte néolithique déplacée dans les jardins.
Le musée conserve également des manuscrits médiévaux, des sculptures et des objets d'art religieux ou populaire, comme des bâtons de confrérie. Malgré sa fermeture actuelle au public, il reste un témoin majeur du patrimoine pontissalien, mêlant histoire locale, art moderne et vestiges archéologiques. Son bâtiment, restauré à plusieurs reprises (notamment en 1948 et 1960), illustre l'évolution d'une demeure ecclésiastique en espace culturel polyvalent, marqué par des figures comme Camille Tavet ou Otto Freundlich.
Conditions de visite
Téléphone : 01 30 38 02 40
Contact organisation : 01 30 38 02 40