Fondation du couvent 1615 (≈ 1615)
Arrivée des Ursulines appelées par l'évêque Dinet.
1675–1680
Construction du couvent
Construction du couvent 1675–1680 (≈ 1678)
Bâtiment actuel édifié sur le plateau de la Baille.
1793
Transformation en prison
Transformation en prison 1793 (≈ 1793)
Réquisition révolutionnaire, incarcération de prêtres et du père de Lamartine.
1929
Désaffectation militaire
Désaffectation militaire 1929 (≈ 1929)
Fin de la caserne Puthod, rétrocession à la ville.
1968
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1968 (≈ 1968)
Inauguration après rénovation (1963–1967).
1992
Rénovation du musée
Rénovation du musée 1992 (≈ 1992)
Modernisation des espaces d'exposition.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Gaspard Dinet - Évêque de Mâcon
Fonda le couvent des Ursulines en 1615.
Alphonse de Lamartine - Poète
Son père incarcéré ici ; salle lui est dédiée.
Testot-Ferry - Donateur
Collection préhistorique de Solutré offerte au musée.
Origine et histoire
Le musée des Ursulines occupe depuis 1968 l’ancien couvent des Ursulines, construit entre 1675 et 1680 sur le plateau de la Baille à Mâcon. Fondé à l’initiative de l’évêque Gaspard Dinet en 1615, ce couvent était dédié à l’éducation des jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie locale. À la Révolution, il fut réquisitionné et transformé en prison en 1793, où furent incarcérés des prêtres réfractaires et le père de Lamartine, comme en témoigne une plaque commémorative.
Désaffecté en 1929 après avoir servi de caserne (caserne Puthod), le bâtiment devint la Maison du peuple avant d’être rénové entre 1963 et 1967 pour accueillir le musée. Inauguré en 1968, il présente des collections d’archéologie régionale (notamment la donation Testot-Ferry sur Solutré), d’ethnographie locale (vigne, batellerie), et de beaux-arts du XVIe au XXIe siècle, avec une section dédiée à Lamartine. Le couvent, partiellement classé monument historique (cloître, escalier, chapelle), illustre l’évolution du patrimoine mâconnais.
Les collections archéologiques, au rez-de-chaussée, incluent des objets préhistoriques de Solutré (outils, ossements) et des vestiges gallo-romains. Le premier étage abrite un département ethnographique sur les traditions locales (vigne, pêche, aviron), tandis que le deuxième étage expose des peintures des XVIe–XXIe siècles, avec des œuvres de Titien, Corot, Greuze, ou Monet. Une salle est consacrée à Lamartine, présentant manuscrits et mobilier de son château.
Le musée a été rénové en 1992 et bénéficie du label Musée de France depuis 2002. Son architecture incomplète (ailes non terminées) s’expliquerait par des difficultés financières lors de sa construction. Les façades, toitures et éléments intérieurs (cloître, escalier) sont protégés depuis 1929 et 1962.
Parmi les œuvres phares figurent des peintures de l’école de Fontainebleau, des natures mortes flamandes (XVIIe siècle), et des paysages de l’école lyonnaise (XIXe siècle). Le musée conserve aussi des pièces contemporaines, comme des sculptures de Maxime Descombin ou des compositions abstraites de Georges Valmier.
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