Crédit photo : Elliott Brown from Birmingham, United Kingdom - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1854
Création du Félibrige
Création du Félibrige 1854 (≈ 1854)
Le Félibrige, créé en 1854, constitue le cadre littéraire et culturel auquel le musée se rattache.
1896
Début des collectes
Début des collectes 1896 (≈ 1896)
Frédéric Mistral et Émile Marignan commencent à réunir les collections à partir de 1896.
1899
Dons et inauguration
Dons et inauguration 1899 (≈ 1899)
Plus de 40 000 objets sont remis au Conseil général des Bouches‑du‑Rhône et le Museon Arlaten est inauguré la même année.
XXe siècle
Études ethnographiques
Études ethnographiques XXe siècle (≈ 2007)
Les études et enquêtes du XXe siècle prolongent le travail des folkloristes pour documenter la vie provençale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Frédéric Mistral
Rassembleur des collections et donateur ayant remis les fonds fondateurs au Conseil général.
Émile Marignan
Collaborateur de Frédéric Mistral dans la collecte des objets ethnographiques.
Origine et histoire
Le Museon Arlaten d'Arles rassemble des collections constituées par Frédéric Mistral et son collaborateur Émile Marignan à partir de 1896. Plus de 40 000 objets de la vie quotidienne — costumes, mobilier, outils, objets de culte, livres et archives — ont été remis par Frédéric Mistral au Conseil général des Bouches‑du‑Rhône en 1899, année de l'inauguration. Conçu comme l'un des premiers musées d'ethnographie en France, il vise à conserver et à légitimer une culture provençale menacée par les transformations de l'époque contemporaine. Complément de l'académie du Félibrige (créée en 1854), le musée décrit les modes de vie provençaux révélés par les folkloristes contemporains de Mistral et approfondis par les études et enquêtes du XXe siècle. Les collections, enrichies par achats, dons et legs, couvrent des domaines variés : ethnologie (costumes, habitat, métiers, pratiques collectives), beaux-arts (peinture, sculpture, dessin, photographie), sciences (archéologie, histoire naturelle, numismatique) et fonds anciens, avec des modèles réduits et copies à vocation didactique. Le Museon documente aussi des réalités locales comme l'histoire des ateliers SNCF d'Arles, l'élection de la reine d'Arles ou la culture gitane. Après onze ans de fermeture, un vaste chantier de rénovation financé par le Département (22,5 millions d'euros) a permis de déplacer et de traiter près de 40 000 objets et de repenser l'architecture du bâtiment. La nouvelle muséographie conserve en partie l'esprit des présentations anciennes tout en intégrant plus de 56 installations multimédias — films, diaporamas, bornes et tables numériques, diffusions sonores et vitrines tactiles — et des dispositifs pédagogiques pour les visiteurs.