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Frise chronologique
1978
Fermeture de l'usine sucrière
Fermeture de l'usine sucrière
1978 (≈ 1978)
Arrêt définitif de la production sucrière.
1986
Rachat par la Région Réunion
Rachat par la Région Réunion
1986 (≈ 1986)
Début du projet de réhabilitation muséale.
1989
Début des collections
Début des collections
1989 (≈ 1989)
Première réunion d’objets industriels et agricoles.
26 juillet 1991
Inauguration du musée
Inauguration du musée
26 juillet 1991 (≈ 1991)
Ouverture officielle au public.
2010-2015
Rénovation architecturale et muséographique
Rénovation architecturale et muséographique
2010-2015 (≈ 2013)
Modernisation des espaces et parcours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
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Origine et histoire
Le musée Stella Matutina a été inauguré le 26 juillet 1991 dans l’ancienne usine sucrière de Piton-Saint-Leu, fermée en 1978. Acquise par la Région Réunion en 1986, l’usine a été réhabilitée pour devenir un espace muséographique centré sur l’agro-industrie sucrière. Les collections, initiées en 1989, rassemblent plus de 1 500 objets liés à la culture de la canne, à la fabrication du sucre, et aux filières dérivées comme le rhum ou la vanille. Les machines industrielles, conservées in situ, structurent le parcours de visite, illustrant près de 200 ans d’évolution technique.
Le musée met en lumière le patrimoine humain et culturel de La Réunion, en intégrant des témoignages d’anciens travailleurs, des archives sur l’esclavage et l’engagisme, ainsi que des objets du quotidien. Il explore aussi les échanges commerciaux entre l’île et la métropole, à travers des documents, publicités et objets importés. Un fonds documentaire riche (photographies, cartes, aquarelles) complète cette scénographie, tandis que des outils multimédias modernisent la transmission de cette mémoire collective.
Les thématiques abordées s’étendent des savoir-faire locaux (vannerie en canne, distillation) aux cultures alternatives comme le géranium ou le café. Le musée propose également une immersion dans la vie réunionnaise d’autrefois, via des reconstitutions comme la boutik sinois ou le car courant d’air, symboles du temps lontan. Son approche croisée, alliant histoire sociale, technique et ethnologique, en fait un miroir de l’identité créole et de son héritage industriel.
L’ancrage architectural du musée dans les murs de l’usine, avec ses machines monumentales toujours en place, renforce son authenticité. Les réhabilitations de 1991 et 2010-2015 ont permis de préserver ce site comme un témoignage vivant de l’épopée sucrière réunionnaise, tout en l’adaptant aux exigences muséographiques contemporaines. Le label Musée de France consacre son rôle dans la valorisation de ce patrimoine unique.
La collection inclut des objets rares, comme des instruments de mesure du taux de sucre, des outils de forgeron ou des emballages historiques, mais aussi des éléments immatériels : récits de vie, chants, ou savoir-faire transmis. Cette diversité illustre l’impact de la canne sur tous les aspects de la société réunionnaise, de l’économie à la culture, en passant par les relations sociales et les innovations techniques.
Enfin, le musée s’inscrit dans une démarche de médiation innovante, utilisant les nouvelles technologies pour rendre accessible cette histoire complexe. Les visiteurs découvrent ainsi les défis humains et techniques d’une industrie qui a façonné le paysage et l’identité de l’île, depuis son basculement du café vers la canne au XIXe siècle jusqu’à ses mutations contemporaines.
Conditions de visite
Téléphone : 02 62 34 59 60