Frise chronologique
1846
Fondation du musée
Fondation du musée
1846 (≈ 1846)
Ouverture place Saint-François avec collections Vérany.
1863
Fusion des collections
Fusion des collections
1863 (≈ 1863)
Transfert du fonds Vérany chez Barla.
1896
Legs à la ville
Legs à la ville
1896 (≈ 1896)
Barla lègue bâtiments, collections et bibliothèque.
1994
Inondation des réserves
Inondation des réserves
1994 (≈ 1994)
Dégâts matériels sans perte définitive.
début XXe siècle
Extension du musée
Extension du musée
début XXe siècle (≈ 2004)
Nouvelle aile vitrée sur boulevard Risso.
2007
Fréquentation record
Fréquentation record
2007 (≈ 2007)
168 000 visiteurs malgré locaux exiguës.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Antoine Risso - Chef de file de l’École naturaliste niçoise |
Initiateur du projet muséal en 1846. |
| Jean-Baptiste Vérany - Naturaliste collecteur |
Fournit oiseaux, mollusques, minéraux et fossiles. |
| Jean-Baptiste Barla - Botaniste et mycologue |
Légua collections et locaux en 1896. |
| Vincent Fossat - Aquarelliste scientifique |
Auteur de 4 000 planches botaniques. |
Origine et histoire
Le muséum d’histoire naturelle de Nice, surnommé musée Barla par les locaux, est né en 1846 sous l’impulsion d’Antoine Risso, chef de file de l’École naturaliste niçoise. Installé initialement place Saint-François, il présentait les collections de Jean-Baptiste Vérany : oiseaux, mollusques, minéraux et fossiles, principalement issus de la région. Ce musée municipal, considéré comme l’un des plus riches d’Europe à l’époque, reflétait l’engouement pour les sciences naturelles dans une Nice en pleine effervescence intellectuelle.
En 1863, les collections Vérany furent transférées dans les locaux de Jean-Baptiste Barla, place Garibaldi, où elles fusionnèrent avec ses propres travaux : 7 000 moulages de champignons, 1 500 poissons séchés, et des herbiers méticuleusement documentés. Barla légua l’ensemble à la ville en 1896, incluant sa bibliothèque et ses bâtiments. Le musée s’étendit au début du XXe siècle avec une nouvelle aile vitrée sur le boulevard Risso, avant d’essuyer une inondation en 1994 qui endommagea partiellement les réserves, sans perte irréversible grâce à une mobilisation rapide.
Aujourd’hui, le muséum conserve plus d’un million de spécimens – méditerranéens, sud-américains ou africains – dans des locaux exiguës (150 m2 d’exposition). Malgré des projets de relocation dans une Cité des Sciences et de la Nature (reportés depuis 2013), il reste un pilier de la recherche sur la biodiversité méditerranéenne. Ses missions combinent conservation, étude des collections, enrichissement par des prélèvements ciblés, et diffusion via des expositions, un pôle numérique, et des partenariats comme celui avec le parc Phœnix.
Le musée se distingue par ses pinacothèque (4 000 aquarelles de Vincent Fossat) et calcothèque (moulages de champignons uniques), témoignages du travail collaboratif entre naturalistes du XIXe siècle. Classé Musée de France, il attire près de 168 000 visiteurs annuels (chiffres de 2007), malgré des infrastructures jugées inadaptées. Son rayonnement repose sur la synergie entre patrimoine historique et enjeux contemporains de protection environnementale.
La région niçoise, carrefour biogéographique entre Alpes et Méditerranée, offre un terrain d’étude exceptionnel pour le muséum. Ses collections couvrent la zoothèque (vertébrés/invertébrés), la phytothèque (herbiers), la géothèque (minéraux/fossiles), et une documentation scientifique rare. Le projet de nouvelle implantation, inspiré par des modèles comme Strasbourg ou Toulouse, vise à créer un pôle culturel alliant recherche, pédagogie et tourisme, en phase avec les préconisations nationales sur la diffusion scientifique.
Conditions de visite
Téléphone : 04 97 13 46 80
Contact organisation : 04 97 13 46 80