Frise chronologique
1796
Création du jardin botanique
Création du jardin botanique
1796 (≈ 1796)
Picot de Lapeyrouse installe les collections dans l’ancien couvent.
1865
Fondation du Muséum
Fondation du Muséum
1865 (≈ 1865)
Ouverture au public sous Édouard Filhol.
1887
Exposition internationale
Exposition internationale
1887 (≈ 1887)
Réaménagement du jardin botanique.
1950
Apogée scientifique
Apogée scientifique
1950 (≈ 1950)
19 salles accessibles et enrichissement des collections.
1997-2008
Rénovation majeure
Rénovation majeure
1997-2008 (≈ 2003)
Fermeture puis réouverture avec une surface doublée.
2008
Réouverture moderne
Réouverture moderne
2008 (≈ 2008)
Nouvelle scénographie et espaces interactifs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse - Naturaliste et fondateur |
Initiateur des premières collections en 1796. |
| Édouard Filhol - Premier directeur |
Créateur du Muséum public en 1865. |
| Émile Cartailhac - Préhistorien et conservateur |
Créateur de la galerie de préhistoire. |
| Eugène Trutat - Photographe et directeur |
Auteur du fonds photographique éponyme. |
| Jean-Paul Viguier - Architecte contemporain |
Concepteur de la vitrine courbe emblématique. |
| Gaston de Roquemaurel - Explorateur et donateur |
Collectionneur d’ethnologie et de coquillages. |
Origine et histoire
Le Muséum de Toulouse trouve ses origines en 1796, lorsque le naturaliste Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse obtient les locaux de l’ancien monastère des Carmes Déchaussés pour y installer un jardin botanique et des collections scientifiques. Ce lieu, initialement réservé aux naturalistes, devient un musée public en 1865 sous l’impulsion d’Édouard Filhol, premier directeur, avec pour mission de diffuser les sciences naturelles. Le site, enrichi par des fouilles archéologiques révélant des occupations gauloises, romaines et médiévales, s’étend progressivement, notamment lors de l’Exposition internationale de 1887, où le jardin botanique est dissocié du Jardin des Plantes.
Au XXe siècle, le Muséum se modernise et s’agrandit, intégrant des collections majeures comme celles du Dr Victor Besaucèle (ornithologie) ou de Gaston de Roquemaurel (ethnologie et coquillages). En 1950, il compte 19 salles accessibles au public et devient un pôle scientifique de référence. Après une fermeture en 1997 pour rénovation, il rouvre en 2008 avec une scénographie moderne, doublant sa superficie et intégrant des espaces interactifs. Aujourd’hui, il allie conservation, recherche et pédagogie, avec des expositions centrées sur la biodiversité, l’évolution et les enjeux environnementaux.
Le Muséum se distingue par ses collections exceptionnelles, comme la galerie de préhistoire (première au monde), les fonds ethnographiques océaniens et africains, ou encore la collection d’œufs de Jacques Perrin de Brichambaut, l’une des plus complètes d’Europe. Son organisation inclut plusieurs sites, dont le jardin botanique Henri-Gaussen et le parc de la Maourine, ainsi qu’une photothèque abritant le fonds Eugène Trutat. L’établissement reste un acteur clé dans la diffusion des savoirs scientifiques, tout en questionnant le rôle de l’homme dans son environnement.
Parmi les figures marquantes, Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse initie les premières collections, tandis qu’Édouard Filhol, Émile Cartailhac et Eugène Trutat contribuent à son rayonnement. Le Muséum est aussi pionnier dans l’innovation muséographique, comme en témoigne la vitrine courbe de 120 mètres conçue par Jean-Paul Viguier, exposant des squelettes en posture dynamique. Son comité scientifique, animé par des experts, en fait un lieu de débat sur les défis contemporains, de la préservation des écosystèmes à l’éthique des collections.
Classé parmi les plus grands muséums de France après celui de Paris, il est membre du réseau national des collections naturalistes. Ses expositions permanentes, organisées en cinq séquences thématiques, invitent à explorer la Terre, la biodiversité, l’évolution et l’impact humain. Le Muséum associe ainsi patrimoine historique et réflexion prospective, tout en valorisant des pièces emblématiques comme l’éléphant Punch, naturalisé en 1907, ou les masques africains et océaniens de ses collections ethnographiques.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 05 67 73 84 84
Téléphone : 05 67 73 84 00