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Banc-reposoir napoléonien à Lupstein dans le Bas-Rhin

Bas-Rhin

Banc-reposoir napoléonien

    15 Rue de Dettwiller
    67490 Lupstein

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1811-1812
Première vague de construction
1853
Seconde vague sous Napoléon III
1906
Tentative d'entretien sous annexion allemande
1910
Déclarés obsolètes
1988
Inscription aux monuments historiques
1998
Destruction du banc
2013
Abrogation de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'arrêté du 9 mai 1988 portant inscription au titre des monuments historiques en totalité du banc-reposoir napoléonien situé en bordure du CD 231, à proximité de la parcelle 47 349 est abrogé par arrêté du 29 août 2013

Personnages clés

Adrien de Lezay-Marnésia - Préfet du Bas-Rhin (1811) Initiateur des premiers bancs-reposoirs.
Auguste-César West - Préfet du Bas-Rhin (1853) Relance la construction des bancs.
Eugénie de Montijo - Impératrice, épouse de Napoléon III À l’origine de la seconde vague.
Napoléon Ier - Empereur des Français Père du Roi de Rome, inspiré.
Napoléon III - Empereur des Français Sous son règne, 448 bancs construits.

Origine et histoire

Le banc-reposoir napoléonien de Lupstein, situé dans le Grand Est, date du 3e quart du XIXe siècle et du XXe siècle. Ce type de monument, typique de l’Alsace, était conçu pour offrir un lieu de repos aux paysans et paysannes se rendant aux marchés ou foires. Les femmes y déposaient leurs paniers lourds sur le linteau, tandis que les hommes pouvaient y poser leurs hottes. Souvent entouré de tilleuls, il servait aussi de point d’ombre et de halte pour les voyageurs et cavaliers.

Ces bancs ont été érigés en deux vagues principales. La première, en 1811-1812, fut initiée par le préfet du Bas-Rhin Adrien de Lezay-Marnésia pour célébrer la naissance du fils de Napoléon Ier, le Roi de Rome. Les communes devaient financer ces monuments, placés tous les 2,5 km le long des routes, avec un banc et des arbres plantés à proximité. Environ 125 bancs furent construits, mais peu ont survécu.

Une seconde campagne eut lieu en 1853, sous l’impulsion du préfet Auguste-César West et de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Cette fois, le département prit en charge les frais, permettant la construction de 448 bancs en grès des Vosges. Ces monuments commémoratifs, souvent endommagés par le temps ou la négligence, furent partiellement restaurés au XXe siècle, certains étant classés monuments historiques dans les années 1980.

Le banc de Lupstein, commandé par le préfet du Bas-Rhin, fut détruit en 1998 lors d’un accident de la route. Il avait été inscrit aux monuments historiques en 1988, avant que cette protection ne soit abrogée en 2013. Son emplacement se situait le long de la route départementale 231, près de la parcelle 47 349.

Pendant l’annexion allemande de l’Alsace après 1870, des mesures d’entretien furent prescrites en 1906, mais sans succès. En 1910, les autorités jugèrent ces bancs obsolètes, leur forme ne correspondant plus aux besoins de l’époque, notamment avec la disparition du portage de fardeaux sur la tête et l’arrivée de carrioles. Les bancs endommagés ne furent dès lors plus restaurés.

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