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Nécropole de la Boixe à Vervant en Charente

Patrimoine classé Tumulus

Nécropole de la Boixe à Vervant

    D116
    16330 Vervant
Propriété privée
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Nécropole de la Boixe à Vervant
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
3800 av. J.-C.
3700 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique moyen (vers 4000-3500 av. J.-C.)
Construction des tumulus
1844
Première mention écrite
1874-1876
Fouilles de Chauvet et Lièvre
1889
Classement du dolmen B
1991
Inscription de la nécropole
1998
Fouilles du tumulus B et C
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Nécropole de la Boixe (cad. A 17) : inscription par arrêté du 22 avril 1991

Personnages clés

Abbé Jean-Hippolyte Michon - Historien local Auteur de la première mention écrite (1844).
Gustave Chauvet - Archéologue Co-fouilleur de la nécropole (1874-1876).
Auguste-François Lièvre - Archéologue Co-fouilleur et descriptif des tumulus.
José Gomez de Soto - Archéologue contemporain Fouilles des tumulus B et C (1998).

Origine et histoire

La nécropole de la Boixe est un ensemble de onze tumulus répartis sur les communes de Vervant, Maine-de-Boixe et Cellettes, dans le département de la Charente. Ces monuments funéraires, édifiés au Néolithique, sont alignés sur une ligne de crête à 166 m d’altitude, dominant la vallée de la Charente. Quatre tumulus (A, B, G et H) se distinguaient par leur taille imposante, tandis que les autres présentaient des architectures variées : chambres circulaires, quadrangulaires ou polygonales, recouvertes par encorbellement ou par des dalles de couverture.

Les premières mentions des tumuli remontent à la Statistique monumentale de la Charente (1844) de l’abbé Michon, qui en signale deux près de la forêt de Boixe. Entre 1874 et 1876, Gustave Chauvet et Auguste-François Lièvre fouillent la nécropole et identifient onze tumulus (nommés de A à K), notant que trois à cinq autres avaient été détruits pour récupérer leurs pierres. Le dolmen B, classé dès 1889, et l’ensemble de la nécropole, inscrit en 1991, révèlent des pratiques funéraires complexes, avec des dépôts humains datés du Néolithique moyen et final.

Le tumulus A, aujourd’hui disparu, abritait un dolmen dont la table de couverture (15 tonnes), appelée Pierre du Sacrifice, porte une rainure souvent interprétée à tort comme une rigole pour le sang. Les fouilles ont mis au jour des objets caractéristiques du Néolithique moyen (haches polies, armatures de flèches, céramiques) et des réutilisations tardives, comme à l’Âge du bronze. Les tumulus B et C, fouillés en 1998, ont révélé des chambres funéraires structurées, avec des gravures (haches, bandes verticales) et des parements concentriques.

Les tumulus D à J, de tailles et formes variées, contenaient des sépultures collectives, parfois réutilisées, avec un mobilier archéologique incluant des ossements, des outils en silex ou en os, et des parures. Le tumulus K, sans structure interne, n’a livré aucun vestige. Le folklore local évoque des légendes, comme celle de petits hommes velus ayant transporté les pierres du dolmen A. Ces monuments illustrent l’importance des pratiques funéraires néolithiques en Charente.

La nécropole, protégée depuis 1991, témoigne de l’ingéniosité architecturale des sociétés néolithiques, avec des techniques de construction variées (encorbellements, dalles de couverture, parements) et une organisation spatiale réfléchie. Les fouilles du XIXe et XXe siècles ont permis de documenter ces structures, tout en révélant les destructions liées à la récupération des matériaux pour les routes ou les constructions locales.

Liens externes