Frise chronologique
Fin de l'âge du bronze
Traces d'incendies
Traces d'incendies
Fin de l'âge du bronze (≈ 1010 av. J.-C.)
Dégâts postérieurs sur un monument.
Vers 3800 av. J.-C.
Construction principale
Construction principale
Vers 3800 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Datation carbone 14 des charbons.
1972
Redécouverte du site
Redécouverte du site
1972 (≈ 1972)
Par François Carrière.
1993-1996
Prospections archéologiques
Prospections archéologiques
1993-1996 (≈ 1995)
Études menées sur le site.
24 février 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 février 1998 (≈ 1998)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Nécropole (cad. C 85, 94) : inscription par arrêté du 24 février 1998
Personnages clés
| François Carrière - Découvreur du site |
Redécouvre la nécropole en 1972. |
| Régis Dodin - Archéologue |
Mène des études dans les années 1980. |
Origine et histoire
La nécropole dolménique des Prés à Acon, située dans la vallée de l'Avre à Acon (Eure, Normandie), est un ensemble de six sépultures mégalithiques datant du Néolithique moyen. Ces monuments funéraires, constitués de grandes dalles horizontales et de blocs verticaux, s’étendent sur 110 mètres. Quatre d’entre eux sont alignés est-ouest, tandis que les deux autres s’en écartent. Chaque structure est composée d’un amas de silex recouvert d’une dalle, avec des traces d’incendies postérieurs à leur construction.
Les fouilles ont révélé une occupation prolongée du site, avec des vestiges remontant au Mésolithique dans les couches profondes. Les monuments semblent avoir été construits en trois phases : utilisation de rognons de silex, ajout de galets, puis pose des dalles. Un tesson de la culture de Cerny et des charbons datés vers 3800 av. J.-C. confirment son appartenance au Néolithique moyen. Des traces d’incendies, datées de la fin de l’âge du bronze, attestent d’une réutilisation ou de dégradations ultérieures.
Redécouverte en 1972 par François Carrière, puis étudiée dans les années 1980-1990 par Régis Dodin, la nécropole a fait l’objet de prospections archéologiques en 1993, 1995 et 1996. Ces recherches ont mis en lumière son état de conservation remarquable et ses similitudes avec d’autres sites néolithiques, comme celui de Changé (à 42 km). Ces éléments ont conduit à son inscription aux monuments historiques le 24 février 1998.
Parmi les découvertes notables figurent une chambre funéraire partiellement détruite, marquée par quatre blocs mégalithiques (trois en silcrète, un en grès), et une sépulture individuelle ovale contenant un squelette inhumé directement dans la terre, accompagné d’outils en silex (un grattoir et une lame). Le mobilier archéologique, notamment des charbons datés au carbone 14, rattache le site au Néolithique moyen II, en faisant un témoignage rare dans le Bassin parisien.