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Nécropole dolménique des Prés à Acon dans l'Eure

Patrimoine classé Sites archéologique Nécropole

Nécropole dolménique des Prés à Acon

    7-11 Rue des Laris
    27570 Acon
Propriété privée
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Nécropole dolménique des Prés à Acon
Crédit photo : X-Javier - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000 av. J.-C.
100 av. J.-C.
1900
2000
Fin de l'âge du bronze
Traces d'incendies
Vers 3800 av. J.-C.
Construction principale
1972
Redécouverte du site
1993-1996
Prospections archéologiques
24 février 1998
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Nécropole (cad. C 85, 94) : inscription par arrêté du 24 février 1998

Personnages clés

François Carrière - Découvreur du site Redécouvre la nécropole en 1972.
Régis Dodin - Archéologue Mène des études dans les années 1980.

Origine et histoire

La nécropole dolménique des Prés à Acon, située dans la vallée de l'Avre à Acon (Eure, Normandie), est un ensemble de six sépultures mégalithiques datant du Néolithique moyen. Ces monuments funéraires, constitués de grandes dalles horizontales et de blocs verticaux, s’étendent sur 110 mètres. Quatre d’entre eux sont alignés est-ouest, tandis que les deux autres s’en écartent. Chaque structure est composée d’un amas de silex recouvert d’une dalle, avec des traces d’incendies postérieurs à leur construction.

Les fouilles ont révélé une occupation prolongée du site, avec des vestiges remontant au Mésolithique dans les couches profondes. Les monuments semblent avoir été construits en trois phases : utilisation de rognons de silex, ajout de galets, puis pose des dalles. Un tesson de la culture de Cerny et des charbons datés vers 3800 av. J.-C. confirment son appartenance au Néolithique moyen. Des traces d’incendies, datées de la fin de l’âge du bronze, attestent d’une réutilisation ou de dégradations ultérieures.

Redécouverte en 1972 par François Carrière, puis étudiée dans les années 1980-1990 par Régis Dodin, la nécropole a fait l’objet de prospections archéologiques en 1993, 1995 et 1996. Ces recherches ont mis en lumière son état de conservation remarquable et ses similitudes avec d’autres sites néolithiques, comme celui de Changé (à 42 km). Ces éléments ont conduit à son inscription aux monuments historiques le 24 février 1998.

Parmi les découvertes notables figurent une chambre funéraire partiellement détruite, marquée par quatre blocs mégalithiques (trois en silcrète, un en grès), et une sépulture individuelle ovale contenant un squelette inhumé directement dans la terre, accompagné d’outils en silex (un grattoir et une lame). Le mobilier archéologique, notamment des charbons datés au carbone 14, rattache le site au Néolithique moyen II, en faisant un témoignage rare dans le Bassin parisien.

Liens externes