Frise chronologique
10-11 août 1519
Apparitions mariales
Apparitions mariales
10-11 août 1519 (≈ 11)
Vierge Marie apparaît à Jean de La Baume.
14 septembre 1519
Début de la construction
Début de la construction
14 septembre 1519 (≈ 1519)
Début des travaux de l'église demandée.
17 mars 1521
Indulgences papales
Indulgences papales
17 mars 1521 (≈ 1521)
Bulle du pape Léon X accordant des indulgences.
1637-1638
Neuvaines du frère Fiacre
Neuvaines du frère Fiacre
1637-1638 (≈ 1638)
Naissance de Louis XIV attribuée à l'intercession.
21 février 1660
Visite de Louis XIV
Visite de Louis XIV
21 février 1660 (≈ 1660)
Le roi et Anne d'Autriche rendent grâce.
1793-1796
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire
1793-1796 (≈ 1795)
Sanctuaire rasé et transformé en prison.
1810
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1810 (≈ 1810)
Édifice rebâti par les habitants de Cotignac.
1938
Couronnement canonique
Couronnement canonique
1938 (≈ 1938)
Statue de Notre-Dame des Grâces couronnée.
1981
Transmission à la Communauté Saint-Jean
Transmission à la Communauté Saint-Jean
1981 (≈ 1981)
Nouveaux gestionnaires du sanctuaire.
2019
Célébration du 500e anniversaire
Célébration du 500e anniversaire
2019 (≈ 2019)
Fêtes marquant les apparitions de 1519.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean de La Baume - Paysan et voyant |
Témoin des apparitions de 1519 à Cotignac. |
| Frère Fiacre - Religieux augustin déchaussé |
Organisateur des neuvaines pour Louis XIII. |
| Louis XIII - Roi de France |
Consacre la France à la Vierge en 1638. |
| Anne d'Autriche - Reine de France |
Mandate le frère Fiacre pour des prières. |
| Louis XIV - Roi de France |
Visite le sanctuaire en 1660 avec sa mère. |
| Jean-François Templier - Maire de Cotignac |
Sauve le tableau de la Vierge en 1793. |
Origine et histoire
Le sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac trouve son origine dans les apparitions de la Vierge Marie à un paysan, Jean de La Baume, les 10 et 11 août 1519. La Vierge lui aurait demandé de construire une église sur ce lieu et d’y attirer les pèlerins. Les travaux débutent dès le 14 septembre 1519, et en 1521, le pape Léon X accorde des indulgences au sanctuaire. Ce site, initialement modeste, gagne en importance grâce à l’intervention du frère Fiacre, un augustin déchaussé, qui y prie pour la naissance d’un héritier à Louis XIII et Anne d’Autriche.
En 1637, après une neuvaine menée par le frère Fiacre, la reine Anne d’Autriche donne naissance à Louis XIV, événement interprété comme un miracle attribué à Notre-Dame des Grâces. Cet épisode renforce le lien entre le sanctuaire et la monarchie, conduisant à la visite officielle de Louis XIV et de sa mère en 1660. Le roi y dépose des offrandes, dont une plaque commémorative en marbre noir, et consacre la France à la Vierge Marie en 1638. Le sanctuaire devient alors un lieu de dévotion nationale, particulièrement pour les femmes enceintes et les couples en quête d’enfants.
La Révolution française marque un tournant tragique : en 1793, les révolutionnaires pillent et détruisent le sanctuaire, transformant l’église en prison avant de la raser en 1796. Les objets sacrés, comme le tableau offert par Anne d’Autriche, sont détruits, mais certains éléments, dont la statue de la Vierge, sont sauvés par des habitants. En 1810, l’église est reconstruite grâce à l’initiative locale, et le lieu est confié aux Oblats de Marie-Immaculée, qui y mènent des aménagements majeurs.
Au XIXe siècle, le sanctuaire retrouve sa vocation de pèlerinage, attirant des fidèles pour des grâces familiales. En 1938, la statue de Notre-Dame des Grâces est couronnée canoniquement. En 1981, la gestion du lieu est transmise à la Communauté Saint-Jean, qui y organise des retraites et pèlerinages thématiques. Aujourd’hui, avec 140 000 visiteurs annuels, il reste le premier site du Var, célébrant notamment son 500e anniversaire en 2019.
L’église actuelle, reconstruite en 1810, conserve des éléments historiques comme la pierre gravée offerte par Louis XIV et le tableau du XVIe siècle derrière l’autel. Le sanctuaire comprend aussi des hermitages pour les pèlerins, une piscine, et un chemin de pèlerinage menant au sanctuaire Saint-Joseph du Bessillon, situé à 3 km. Les ex-votos et processions témoignent encore de sa vitalité spirituelle et de son ancrage dans l’histoire religieuse française.