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Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Baigts dans les Landes

Landes

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Baigts

    55 Bourg
    40380 Baigts
C. Lalanne

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers l'an mille
Construction du château fort
milieu du XIIe siècle
Première mention écrite
1569
Dévastation par les protestants
XVIIe siècle
Ajout de l’escalier monumental
1877
Déplacement du cimetière
1910-1911
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Seigneur De Caupenne - Seigneur local Constructeur du château fort vers l’an mille.
M. Temboury - Architecte Auteur des plans de restauration en 1911.
J.B. Soubin - Charpentier Responsable des travaux du clocher en 1911.
Napoléon III - Donateur Offrit un tableau représentant saint Roch.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Baigts, située dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice de style roman dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle est mentionnée pour la première fois dans le Livre rouge de la cathédrale de Dax vers le milieu de ce siècle. Son emplacement même témoigne d’un passé plus ancien : elle fut érigée sur les fondations d’un château fort bâti vers l’an mille par le seigneur De Caupenne. Les traces de trois fosses concentriques et la présence de la maison Lassalle, ancienne conciergerie du château, rappellent cette origine défensive. Le clocher, doté de meurtrières, conserve des caractéristiques du donjon d’origine, avec des murs épais de 1,20 m et un appareil de pierre ferrugineuse résistant.

La structure de l’église révèle une superposition de styles et d’époques. Le bandeau en damier ornant les murs extérieurs, les contreforts et les modillons partiellement conservés datent de la période romane initiale. En 1569, l’édifice subit des ravages lors des guerres de Religion, notamment de la part des protestants, détruisant une partie de la voûte. Celle-ci fut reconstruite au style Renaissance, tout comme le maître-autel, remarquable par ses colonnes torses dorées et ses sculptures d’angelots, de feuilles de vigne et de grappes de raisin, réalisées par des artistes italiens. Le XVIIe siècle vit l’ajout d’un escalier monumental pour faciliter l’accès depuis la route, alors que le cimetière jouxtait encore l’église.

Parmi les éléments patrimoniaux notables, on compte une statue de la Vierge et une de saint Joseph (XVIe siècle), ainsi qu’un tableau représentant l’Assomption et une œuvre offerte par Napoléon III figurant saint Roch. En 1877, le cimetière fut déplacé près du presbytère, une bâtisse ancienne abritant un chêne quadricentenaire. Le clocher, menacé par un état de délabrement avancé en 1910, fit l’objet d’une restauration majeure en 1911, dirigée par l’architecte Temboury de Mugron et le charpentier J.B. Soubin. Ces travaux permirent de préserver cet édifice emblématique, témoin de près d’un millénaire d’histoire locale.

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