Fondation du couvent 1632 (≈ 1632)
Création par Françoise de Saliné.
1682-1740
Construction des bâtiments conventuels
Construction des bâtiments conventuels 1682-1740 (≈ 1711)
Ensemble architectural dominicain édifié.
1770
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle 1770 (≈ 1770)
Église Saint-Thomas-d’Aquin finalisée par Pierre Bullet.
1795
Transformation en site militaire
Transformation en site militaire 1795 (≈ 1795)
Fin de la vocation religieuse.
1818-1840
Laboratoires de Louis Gay-Lussac
Laboratoires de Louis Gay-Lussac 1818-1840 (≈ 1829)
Recherches chimiques pour l’artillerie.
1982
Classement monument historique
Classement monument historique 1982 (≈ 1982)
Protection des bâtiments et cloître.
2016
Acquisition par Sciences Po
Acquisition par Sciences Po 2016 (≈ 2016)
Début des travaux d’expansion.
2022
Ouverture du campus Sciences Po
Ouverture du campus Sciences Po 2022 (≈ 2022)
Intégration après restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Thomas-d'Aquin (cad. 07 : 01 AD 19) : classement par arrêté du 21 septembre 1982 ; Bâtiments conventuels : façade sur la place ; cloître (murs de façades et couvertures du bâtiment ; galeries intérieures) ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé ; salon rouge avec son décor (cad. 07 : 01 AD 28) : classement par arrêté du 21 septembre 1982 ; Bâtiments conventuels : façades et toitures, sauf celles classées (cad. 07 : 01 AD 28) : inscription par arrêté du 21 septembre 1982
Personnages clés
Françoise de Saliné - Fondatrice
Créa le couvent en 1632.
Pierre Bullet - Architecte
Conçut la chapelle en 1770.
Louis Gay-Lussac - Chimiste
Travailla dans les laboratoires (1818-1840).
Rachel Lambert Mellon - Philanthrope
Finança le jardin en 2019.
Origine et histoire
Le noviciat des Dominicains, fondé en 1632 par Françoise de Saliné sous le nom de couvent Saint-Thomas d'Aquin, était initialement destiné à accueillir 50 frères et abritait une bibliothèque de 14 000 ouvrages. Les bâtiments conventuels, construits entre 1682 et 1740, incluent une chapelle achevée en 1770 selon les plans de Pierre Bullet. Le cloître, modifié à plusieurs reprises, servait de lieu de vie et d’étude pour les dominicains, tandis que le pavillon des infirmeries fut érigé entre 1728 et 1729. Les niveaux des bâtiments furent surélevés aux XVIIIe et XIXe siècles, reflétant l’évolution architecturale et fonctionnelle du site.
La Révolution française met fin à sa vocation religieuse en 1795, lorsque les lieux deviennent une propriété militaire. Le comité central d’artillerie s’y installe et y construit des laboratoires de chimie pour Louis Gay-Lussac entre 1818 et 1840, ainsi que des ateliers de métallurgie. Le cloître, transformé en musée d’armes, abrite des collections transférées aux Invalides en 1871. Le site, renommé hôtel de l’Artillerie, accueille ensuite le Contrôle général des armées jusqu’en 2010, marquant son rôle central dans l’histoire militaire française.
En 2016, l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) acquiert le bâtiment pour 87 millions d’euros, malgré une évaluation initiale de 104 millions, suscitant une controverse. Des travaux de restauration d’un montant de 200 millions d’euros, financés par emprunt et levée de fonds, permettent son intégration au campus en 2022. Le jardin de la cour Treuille de Beaulieu est renommé en 2019 jardin Rachel-Lambert-Mellon, grâce à un don de 4,6 millions d’euros de la fondation Gerard B. Lambert.
Le site, d’une superficie de 14 000 m2, se compose de trois cours principales : la cour Sébastopol (ancien cloître), le jardin Rachel-Lambert-Mellon, et la cour de Gribeauval. L’escalier Nord, classé monument historique, et l’escalier Sud en cours de restauration illustrent la richesse patrimoniale du lieu. L’église Saint-Thomas-d’Aquin, adjacente, et les façades des bâtiments conventuels sont protégés depuis 1982, témoignant de son importance architecturale et historique.
Dans la culture populaire, le noviciat apparaît brièvement dans la série Castle (saison 5, épisode 16), où l’entrée du site sert de décor à une scène se déroulant devant l’église Saint-Thomas-d’Aquin. Ce clin d’œil souligne son ancrage dans le paysage parisien, entre héritage religieux, militaire et éducatif.
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