Frise chronologique
1812
Première description
Première description
1812 (≈ 1812)
Jean-François Bodin mentionne les vestiges.
1839
Découverte de l'aqueduc
Découverte de l'aqueduc
1839 (≈ 1839)
Godard-Faultrier retrace son parcours.
1882-1898
Fouilles complètes
Fouilles complètes
1882-1898 (≈ 1890)
D'Achon et de Farcy dégagent le monument.
1983
Classement MH
Classement MH
1983 (≈ 1983)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean-François Bodin - Historien local |
Premier à décrire le nymphée (1812). |
| V. Godard-Faultrier - Archéologue |
Identifie l'aqueduc en 1839. |
| Charles d'Achon - Fouilleur |
Dirige les fouilles (1882-1898). |
| Paul de Farcy - Fouilleur |
Collabore aux fouilles (1882-1898). |
Origine et histoire
Le nymphée de Gennes est un édifice gallo-romain situé au lieu-dit Mardron, à proximité de l'église Saint-Vétérin, sur la commune de Gennes (Maine-et-Loire). Orienté au nord-ouest, il se trouve dans une propriété privée, à une dizaine de kilomètres en aval de Saumur, sur les bords de la Loire. Sa façade et son abside semi-circulaire, partiellement enterrée au XIXe siècle, ont été progressivement dégagées par des archéologues.
Les fouilles ont révélé une abside de 3,94 mètres de rayon, flanquée de piliers atteignant 4,75 mètres de hauteur. À l'intérieur de la cella, six pilastres devaient soutenir des statues de nymphes, dont seule un fragment (un bras) a été retrouvé. L'eau, essentielle à ce sanctuaire dédié aux divinités aquatiques, était acheminée depuis la fontaine de Chapeau via un aqueduc de 800 mètres, réputé pour ses vertus bénéfiques selon les croyances locales.
La redécouverte du nymphée débute en 1812 avec Jean-François Bodin, qui interprète les vestiges comme des bains. En 1839, V. Godard-Faultrier identifie le tracé de l'aqueduc. Entre 1882 et 1898, Charles d'Achon et Paul de Farcy mènent des fouilles complètes, révélant l'étendue du monument. Classé aux monuments historiques en 1983, il témoigne de l'importance des cultes liés à l'eau dans la Gaule romaine, dans un site stratégique proche de la Loire.
Le nymphée s'inscrit dans un ensemble gallo-romain plus large, incluant un théâtre voisin à Gennes. Ces vestiges illustrent l'occupation romaine en Anjou, où les sanctuaires aquatiques jouaient un rôle central dans la vie religieuse et sociale. L'édifice, bien que situé sur une propriété privée, reste un marqueur archéologique majeur de la région des Pays de la Loire.