Frise chronologique
1779
Construction de l'obélisque
Construction de l'obélisque
1779 (≈ 1779)
Remplace la croix de Malesherbes, sur ordre de Louis XVI.
1934
Classement monument historique
Classement monument historique
1934 (≈ 1934)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Années 1960
Déplacement de l'obélisque
Déplacement de l'obélisque
Années 1960 (≈ 1960)
Libération de la chaussée pour raisons de sécurité.
2003
Retrait des sculptures
Retrait des sculptures
2003 (≈ 2003)
Déplacement des œuvres de Maurice Prost.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Obélisque, dans l'axe de la R.N. 5 : classement par arrêté du 29 novembre 1934
Personnages clés
| Louis XVI - Roi de France |
Commanditaire final du projet, utilisateur pour la chasse. |
| Comte de Provence - Frère de Louis XVI |
Initiateur du projet initial (pyramide). |
| Jacques-Germain Soufflot - Architecte en chef |
Concepteur de l’obélisque avec Mique et Hazon. |
| Maurice Prost - Sculpteur |
Auteur des deux sculptures retirées en 2003. |
Origine et histoire
L'obélisque de Brunoy, aussi appelé pyramide de Brunoy, fut érigé en 1779 à l’initiative du comte de Provence, frère de Louis XVI, qui en modifia le projet initial pour en faire un obélisque plutôt qu’une pyramide, par manque de moyens financiers. Conçu par l’architecte Soufflot, assisté de Richard Mique et Michel-Barthélemy Hazon, il remplaça l’ancienne croix de Malesherbes et devint un rendez-vous de chasse pour Louis XVI. Situé à l’entrée de Brunoy, sur la route nationale 6, il marquait aussi l’accès à la forêt de Sénart, un domaine royal.
À la Belle Époque, l’obélisque devint un lieu de villégiature populaire pour les Parisiens, entouré de guinguettes et attirant des millions de visiteurs, dont des célébrités comme le roi du Maroc ou Maurice Chevalier. Le parc de loisirs adjacent, Gervaise, accueillit à lui seul 15 millions de visiteurs. Ce site, autrefois animé, fut également un point noir routier : dans les années 1960, l’obélisque fut déplacé de quelques mètres pour désengorger la chaussée.
Classé monument historique en 1934, l’obélisque était initialement entouré de deux sculptures de Maurice Prost, installées en 1925 puis déplacées en 2003 vers les jardins du musée Robert Dubois-Corneau. Ces modifications reflètent son évolution, d’un symbole royal à un patrimoine local intégré au paysage urbain. Aujourd’hui, il reste un témoignage architectural du XVIIIe siècle et de l’histoire sociale de la région.
Les sources disponibles (Wikipédia, Monumentum) confirment son statut de monument protégé et son rôle historique double : lieu de pouvoir sous l’Ancien Régime, puis espace de loisirs à l’époque moderne. Son adresse exacte, 2 Place de la Pyramide, et son classement en 1934 soulignent son importance patrimoniale dans le département de l’Essonne.