Frise chronologique
1735
Construction de l'obélisque
Construction de l'obélisque
1735 (≈ 1735)
Comémore la rencontre Louis XV-duc de Brandebourg.
1789-1799
Vandalisme révolutionnaire
Vandalisme révolutionnaire
1789-1799 (≈ 1794)
Destruction des bas-reliefs royaux.
1er octobre 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
1er octobre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle par arrêté.
26 mai 2000
Restauration et inauguration
Restauration et inauguration
26 mai 2000 (≈ 2000)
Plaque commémorative apposée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'bélisque : classement par arrêté du 1er octobre 1921
Personnages clés
| Louis XV - Roi de France |
Commanditaire indirect via la rencontre. |
| Duc de Brandebourg - Noble allemand |
Participant au rendez-vous de chasse. |
| Fulcanelli - Auteur ésotériste |
Interprète l’obélisque dans *Les Demeures philosophales* (1930). |
| Jean-Julien Champagne - Artiste illustrateur |
A dessiné l’obélisque pour Fulcanelli. |
| Cyrille Schott - Préfet de Seine-et-Marne |
Inaugure la restauration en 2000. |
| Robert Martin - Professeur honoraire |
Traducteur de l’inscription latine. |
Origine et histoire
L'obélisque de Villeneuve-le-Comte a été construit en 1735 pour marquer la rencontre entre Louis XV et le duc de Brandebourg lors d’un rendez-vous de chasse dans la forêt de Crécy. À l’origine, ses faces est et ouest portaient des bas-reliefs royaux (sceptre, main de justice), vandalisés pendant la Révolution. Les faces nord et sud, encore visibles, symbolisent la chasse (arc, carquois) et l’exploitation forestière (chêne, inscription latine dédiée à Diane, déesse romaine).
L’inscription latine disparue, traduite par Robert Martin, évoquait la gestion forestière et la lutte contre les fraudes dans le commerce du bois. Le monument, haut de 15 mètres, est surmonté d’un globe terrestre submergé par des vagues et des éclairs, interprété par certains (comme Fulcanelli dans Les Demeures philosophales, 1930) comme une allégorie ésotérique de la destruction du monde par l’eau et le feu. Une plaque commémore sa restauration en 2000, inaugurée par le préfet Cyril Schott.
Classé monument historique en 1921, l’obélisque se dresse au centre d’un carrefour en étoile à six branches, point culminant de la forêt (134 m), à la croisée de la RN 36 (Melun-Meaux), de la RD 231 (Lagny-Provins) et d’un sentier de randonnée (GR 14). Le site, fréquenté pour ses aires de pique-nique, est aussi marqué par des usages contemporains comme une œuvre de l’artiste Invader (2023) ou une zone de prostitution régionale.
Le carrefour, anciennement appelé croisée de trois chemins, est bordé de 15 bornes identiques et d’une mare aménagée. Son aménagement futur vise à fluidifier le trafic. Les références architecturales (base Mérimée) le situent sur les communes de Villeneuve-le-Comte, Mortcerf et Dammartin-sur-Tigeaux, en Seine-et-Marne (Île-de-France).