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Obélisque du Cingle à Figeac dans le Lot

Patrimoine classé Monument Obélisque

Obélisque du Cingle à Figeac

  • Obélisque du Cingle
  • 46100 Figeac
Obélisque du Cingle à Figeac
Obélisque du Cingle à Figeac
Obélisque du Cingle à Figeac
Obélisque du Cingle à Figeac
Obélisque du Cingle à Figeac
Crédit photo : Thierry46 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
46100 Figeac, Obélisque du Cingle

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1800
1900
2000
XIIIe ou XIVe siècle
Construction présumée
1840
Classement Monument Historique
1879-1880
Restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Deux obélisques ou aiguilles : classement par liste de 1840

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié.

Origine et histoire de l'Obélisque du Cingle

L'obélisque du Cingle, appelé aussi aiguille du Cingle, est l’un des deux obélisques médiévaux encore debout près de Figeac, dans le Lot. Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques de France, il se distingue par sa structure octogonale en calcaire, haute de 14 mètres, avec un socle carré à gradins et une flèche pyramidale. Deux niches sur ses faces nord et sud suggèrent la présence passée de statues, aujourd’hui disparues. Son architecture, similaire à celle des lanternes des morts de la même époque, reste unique : son fût est plein, sans lanterne sommitale.

La tradition locale attribue à ces aiguilles un rôle de borne délimitant les terres de l’abbaye Saint-Sauveur de Figeac, fondée au XIe siècle. Selon une hypothèse du XIXe siècle, elles marquaient les angles d’une salvetat (zone de refuge médiévale), formant un quadrilatère avec deux autres obélisques aujourd’hui disparus. Cependant, aucune archive ne confirme l’existence de ces deux derniers monuments. Les textes mentionnent seulement des pergues (poteaux en bois ou maçonnés), qui auraient complété cette délimitation symbolique autour d’un territoire d’environ 8 km2.

Datées avec incertitude du XIIIe ou XIVe siècle, les aiguilles ont été restaurées en 1879-1880, notamment leurs pointes détruites. Leur fonction exacte reste débattue : bornes juridiques, repères religieux, ou symboles de pouvoir abbatial ? Leur classification précoce comme monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, bien que leur origine et leur usage précis échappent encore aux historiens. L’aiguille du Cingle, située à 1,3 km au sud de Figeac, domine toujours le paysage, témoin silencieux du Moyen Âge lotois.

Liens externes

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