Construction présumée XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Datation incertaine, basée sur des comparaisons architecturales.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments historiques français.
1879-1880
Restauration
Restauration 1879-1880 (≈ 1880)
Réparation des pointes par les Ponts et Chaussées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux obélisques ou aiguilles : classement par liste de 1840
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique lié.
Origine et histoire de l'Obélisque du Cingle
L'obélisque du Cingle, appelé aussi aiguille du Cingle, est l’un des deux obélisques médiévaux encore debout près de Figeac, dans le Lot. Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques de France, il se distingue par sa structure octogonale en calcaire, haute de 14 mètres, avec un socle carré à gradins et une flèche pyramidale. Deux niches sur ses faces nord et sud suggèrent la présence passée de statues, aujourd’hui disparues. Son architecture, similaire à celle des lanternes des morts de la même époque, reste unique : son fût est plein, sans lanterne sommitale.
La tradition locale attribue à ces aiguilles un rôle de borne délimitant les terres de l’abbaye Saint-Sauveur de Figeac, fondée au XIe siècle. Selon une hypothèse du XIXe siècle, elles marquaient les angles d’une salvetat (zone de refuge médiévale), formant un quadrilatère avec deux autres obélisques aujourd’hui disparus. Cependant, aucune archive ne confirme l’existence de ces deux derniers monuments. Les textes mentionnent seulement des pergues (poteaux en bois ou maçonnés), qui auraient complété cette délimitation symbolique autour d’un territoire d’environ 8 km2.
Datées avec incertitude du XIIIe ou XIVe siècle, les aiguilles ont été restaurées en 1879-1880, notamment leurs pointes détruites. Leur fonction exacte reste débattue : bornes juridiques, repères religieux, ou symboles de pouvoir abbatial ? Leur classification précoce comme monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, bien que leur origine et leur usage précis échappent encore aux historiens. L’aiguille du Cingle, située à 1,3 km au sud de Figeac, domine toujours le paysage, témoin silencieux du Moyen Âge lotois.