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Observatoire à Saint-Genis-Laval dans le Rhône

Observatoire

    9 Avenue Charles André
    69230 Saint-Genis-Laval
Propriété de la commune
Observatoire
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Crédit photo : Denys (fr) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1878
Création par décret
1887
Inauguration officielle
1894
Découverte des oscillations terrestres
1933-1966
Direction de Jean Dufay
2007-2008
Classement monument historique
2014
Mise en service de MUSE
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les bâtiments de l'observatoire (façades et toitures) , les mires astronomiques, les piliers des instruments, les montures équatoriales Eichens et Brunner, le château d'eau avec son moteur à gaz et sa pompe, le sidérostat et sa lunette fixe, le pavillon Lagrange (bibliothèque) dans sa totalité, le parc et son mur de clôture ainsi que la galerie souterraine (cad. CC 5) : inscription par arrêté du 9 mai 2007 - La lunette équatoriale coudée et le bâtiment qui l'abrite (pavillon avec la salle d'observation et l'abri roulant) (cad. CC 5) : classement par arrêté du 21 avril 2008

Personnages clés

Charles André - Fondateur et premier directeur A choisi le site de Saint-Genis-Laval en 1877.
François Gonnessiat - Astronome et découvreur Confirma les oscillations de l’axe terrestre (1894).
Marie Bloch - Astronome et chercheuse Prix Lalande 1960, spécialiste de spectroscopie.
Jean Dufay - Directeur (1933-1966) Modernisa l’observatoire vers l’astrophysique.
Agop Terzan - Astronome et découvreur Identifia des milliers d’objets célestes.
Hélène Courtois - Astrophysicienne contemporaine Codécouvreuse du superamas Laniakea.

Origine et histoire

L’Observatoire de Lyon a été créé par décret en 1878 sous l’impulsion du président Mac Mahon, dans un contexte de décentralisation scientifique post-guerre franco-allemande. Son site historique, situé à Saint-Genis-Laval, a été choisi par l’astronome Charles André pour son éloignement des perturbations urbaines. Les bâtiments, conçus par l’architecte Abraham Hirsch entre 1880 et 1887, abritaient des instruments de pointe comme la lunette équatoriale coudée, encore classée monument historique aujourd’hui. L’observatoire assurait initialement des missions d’astronomie, de météorologie et de service horaire pour Lyon.

Dans ses premières décennies, l’observatoire s’est illustré par des découvertes majeures, comme la confirmation des oscillations de l’axe terrestre par François Gonnessiat en 1894 ou les travaux sur les étoiles variables menés par Michel Luizet. Après la Première Guerre mondiale, sous la direction de Jean Mascart, l’accent a été mis sur la météorologie et la formation, avec la création du Bulletin de l’observatoire de Lyon. La Seconde Guerre mondiale a perturbé les activités, notamment avec le départ forcé de Marie Bloch, astronome juive, et l’occupation temporaire du site par les troupes allemandes.

À partir des années 1930, sous la direction de Jean Dufay, l’observatoire a évolué vers l’astrophysique moderne, réduisant les observations méridiennes au profit de la spectroscopie et de la photométrie. La pollution lumineuse croissante de Lyon a conduit à l’arrêt des observations directes sur le site historique dans les années 1980. Aujourd’hui, le Centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL), créé en 1995, se consacre à la recherche fondamentale et à l’instrumentation, comme le spectrographe MUSE installé au Chili. Le site de Saint-Genis-Laval, partiellement classé, reste un lieu d’enseignement et de diffusion scientifique.

Le patrimoine instrumental de l’observatoire inclut des pièces rares, comme la lunette équatoriale coudée (1887), dernière au monde dans son état d’origine, ou la grande lunette méridienne offerte par Raphaël Bischoffsheim. Ces instruments, ainsi que les pavillons et le parc centenaire, ont été protégés par des inscriptions et classements au titre des monuments historiques entre 2007 et 2008. Le site abrite aussi une galerie souterraine de 130 mètres, utilisée autrefois pour des expériences d’optique.

Parmi les figures marquantes liées à l’observatoire, on compte des astronomes comme Marie Bloch, prix Lalande en 1960, ou Agop Terzan, découvreur de milliers d’objets célestes. Les recherches actuelles couvrent des domaines variés, de la cosmologie à la géologie planétaire, avec des collaborations internationales comme le programme ExoMars. L’observatoire reste un acteur clé dans l’histoire scientifique lyonnaise, alliant patrimoine et innovation.

Liens externes