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Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l'Observatoire dans les Alpes-de-Haute-Provence

Observatoire de Haute-Provence

    1912 Route de l'observatoire
    04870 Saint-Michel-l'Observatoire
Propriété d'un établissement public
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
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Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Observatoire de Haute-Provence
Crédit photo : Calips - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1936
Fondation de l'OHP
9 novembre 1936
Choix du site
1945
Installation du T80
1958
Mise en service du T193
1995
Découverte de 51 Pegasi b
8 février 2017
Classement partiel MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui
2028–2029 (prévu)
Projet Providence

Patrimoine classé

Les parties suivantes de l'Observatoire de Haute-Provence, telles que délimitées en rouge sur le plan joint à l'arrêté : l'observatoire et les lunettes jumelles du petit prisme objectif (cad. A, n°855), l'observatoire et le télescope du grand prisme objectif (cad. A, n°280), l'observatoire et le télescope Schmidt (cad. A, n°279) : inscription par arrêté du 8 février 2017

Personnages clés

Jean Dufay - Directeur (1936–1965) Premier directeur, également à la tête de l’Observatoire de Lyon
Charles Fehrenbach - Directeur (1966–1983) Sous-directeur dès 1943, spécialiste d’astrophysique
Michel Mayor et Didier Queloz - Astrophysiciens Découvreurs de 51 Pegasi b en 1995
Gérard Mégie - Scientifique atmosphérique Pionnier des télémesures lidar à l’OHP dans les années 1980
Jean Prouvé - Ferronnier et architecte Conception de la couverture en aluminium de la grande coupole
Marc Ferrari - Directeur depuis 2023 Spécialiste en instrumentation et optique adaptative

Origine et histoire

L’Observatoire de Haute-Provence (OHP) est créé en 1936 sous l’impulsion du CNRS, nouvellement fondé par le Front populaire. Le site, choisi pour la pureté de son atmosphère près de Forcalquier, voit ses travaux débuter en 1937, mais la Seconde Guerre mondiale ralentit considérablement son développement. Les ouvriers locaux, pour éviter le STO, construisent un mur symbolique tout en préparant le terrain. Le premier télescope opérationnel, un miroir de 80 cm, est installé en 1945 après des tests dès 1932.

En 1941, le télescope de 120 cm (T120), anciennement utilisé à l’Observatoire de Paris (1875–1897), est transféré sur le site, permettant les premières publications scientifiques en 1944. Le grand télescope de 1,93 m (T193), mis en service en 1958, devient un outil clé : il permet la découverte de la première exoplanète, 51 Pegasi b, en 1995 par Michel Mayor et Didier Queloz, valant à ces derniers le prix Nobel de physique en 2019. Le T193 est complété en 1967 par un télescope de 1,52 m (T152), spécialisé en spectroscopie.

Depuis les années 1970, l’OHP diversifie ses activités avec une station de recherche atmosphérique, pionnière en télémesures lidar sous l’égide de Gérard Mégie. Dans les années 2000, une plateforme écologique (O3HP) y est installée pour étudier les chênes pubescents méditerranéens, complétant les recherches en biodiversité. Le site, partiellement classé monument historique en 2017, abrite aussi un centre d’astronomie grand public depuis 1998, avec planétarium inauguré en 2022.

L’observatoire reste un acteur clé en instrumentation, comme en témoigne le projet Providence (2028–2029) : un télescope de 2,50 m à optique adaptative, destiné à l’étude des débris spatiaux, des astéroïdes et des phénomènes transitoires. Ce projet, porté par le CNRS et l’ONERA, souligne la dualité scientifique et militaire du site. L’OHP est aujourd’hui intégré à l’Institut Pythéas, fédérant recherche astronomique et environnementale en Provence.

Architecturalement, le site doit ses bâtiments aux architectes Paul-Robert Houdin, Jacques Guilbert et Louis Madeline, tandis que la grande coupole de 1958, œuvre des Forges du Creusot et de Jean Prouvé, symbolise l’innovation technique de l’époque. La direction de l’observatoire a été assurée par des figures comme Jean Dufay (1936–1965), Charles Fehrenbach (1966–1983), ou plus récemment Marc Ferrari (depuis 2023), spécialiste d’optique adaptative.

Liens externes