Frise chronologique
1730
Construction du relais de poste
Construction du relais de poste
1730 (≈ 1730)
Bâtiment initial avant transformation en observatoire.
1883
Fondation de l'observatoire
Fondation de l'observatoire
1883 (≈ 1883)
Camille Flammarion transforme le relais en observatoire.
1887
Création de la Société astronomique
Création de la Société astronomique
1887 (≈ 1887)
Fondation par Flammarion pour promouvoir l'astronomie.
1910
Construction du cadran solaire
Construction du cadran solaire
1910 (≈ 1910)
Ajout architectural par l'architecte Daniel Roguet.
1962
Légs à la Société astronomique
Légs à la Société astronomique
1962 (≈ 1962)
Transmission après la mort de Gabrielle Flammarion.
2006-2010
Restauration de la lunette
Restauration de la lunette
2006-2010 (≈ 2008)
Travaux financés par subventions et mécénat.
2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2009 (≈ 2009)
Protection officielle du bâtiment et de son portail.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bâtiment de l'Observatoire en totalité, avec son grand portail (cad. AE 337, cf plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 28 décembre 2009
Personnages clés
| Camille Flammarion - Astronome et fondateur |
Créa l'observatoire en 1883 dans l'ancien relais. |
| Louis-Eugène Meret - Donateur du relais |
Négociant bordelais offrant le bâtiment à Flammarion. |
| Gabrielle Renaudot Flammarion - Astronome et héritière |
Dirigea l'observatoire après la mort de Camille. |
| Ferdinand Quénisset - Astronome-adjoint |
Collaborateur de 1891 à 1893 puis 1906-1947. |
| Eugène Antoniadi - Astronome-adjoint |
Travaille à l'observatoire de 1893 à 1902. |
| Daniel Roguet - Architecte du cadran solaire |
Conçoit le cadran en 1910 pour Flammarion. |
Origine et histoire
L’observatoire de Juvisy-sur-Orge, aussi appelé observatoire Camille-Flammarion, a été fondé en 1883 par l’astronome français Camille Flammarion. Il s’installe dans un ancien relais de poste du XVIIIe siècle, À la Cour de France, offert par Louis-Eugène Meret, un négociant bordelais. Flammarion transforme le lieu en un centre scientifique, ajoutant une coupole pour observations astronomiques, une bibliothèque, et un laboratoire météorologique. La devise Ad veritatem per scientam (Vers la vérité par la science) orne le portail d’entrée.
Entre 1883 et la Seconde Guerre mondiale, l’observatoire devient un pôle majeur de la recherche astronomique. Flammarion y accueille des personnalités comme Gustave Eiffel et Camille Saint-Saëns. En 1910, il fait construire un cadran solaire au-dessus de l’entrée, toujours visible aujourd’hui. À sa mort en 1925, l’observatoire continue ses activités sous la direction de sa veuve, Gabrielle Renaudot Flammarion, puis de la Société astronomique de France, cofondée par Flammarion en 1887.
Classé Monument Historique en 2009, l’observatoire est aujourd’hui en cours de restauration. La lunette astronomique de 1884, restaurée en 2006-2007 grâce à des subventions publiques et privées, est un témoignage précieux de son héritage scientifique. Le parc abrite la tombe de Flammarion et de ses épouses, ainsi que des arbres centenaires plantés par le scientifique. Malgré son état actuel, des projets visent à redonner à ce lieu son rôle culturel et scientifique.
La contribution de l’observatoire à l’astronomie est notable : en 1906, l’astronome Max Wolf nomme une planète mineure (605) Juvisia en son honneur. Les recherches menées ici, publiées dans la revue L’Astronomie, ont marqué l’histoire des sciences. Aujourd’hui, la Société astronomique de France, la ville de Juvisy-sur-Orge et des associations œuvrent pour sa préservation, combinant mémoire patrimoniale et enjeux contemporains.