Observatoire à Besançon dans le Doubs

Observatoire

  • 25000 Besançon
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Crédit photo : Wikipedro - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété d'un établissement public de l'Etat

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
11 mars 1878
Décret présidentiel
1882
Convention de financement
16 janvier 1883
Approbation du projet
1883-1885
Construction de l'observatoire
16 août 1884
Inauguration de l'observatoire
1888
Réparations nécessaires
1902
Cadran analemmatique
1938
Achèvement de l'astrographe
1969
Horloge atomique
1er août 2005
Inscription monument historique
3 mai 2012
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble du site (bâtiments et terrain d'assiette) de l'observatoire, [à l'exclusion des bâtiments du Laboratoire de Physique et métrologie des oscillateurs du Centre national de la Recherche Scientifique (parcelles HK 4, 94) et des bâtiments de Météo France (parcelle HK 101) ], comprenant les parties suivantes, en totalité, y compris les vestiges et fondations d'anciens bâtiments scientifiques et techniques, les décors ainsi que les instruments et dispositifs immeubles par destination : dans la partie nord du site : bâtiment du coudé, bâtiment de la méridienne et ses mires, bâtiment de la bibliothèque, vestiges de la lunette photographique, vestiges de l'altazimut et ses mires, bâtiment de l'astrographe, les trois laboratoires d'essai ; dans la partie sud du site : maison du directeur, conciergerie, cadran analemmatique, une mire et deux piliers, nouveau bâtiment de bureaux et laboratoire d'essai ; le parc, y compris les vestiges et fondations d'anciens aménagements sur l'ensemble du terrain d'assiette (cad. HK 92 à 94, 101, 4, 5 ; EZ 122, 123) : inscription par arrêté du 1er août 2005 - En totalité, l'ensemble des bâtiments de l'observatoire, avec son parc, sis 34, 41, 41bis, 43, avenue de l'Observatoire, comprenant les parties suivantes (à l'exclusion des bâtiments des bureaux et laboratoires d'essai, parcelle EZ 123) : dans la partie nord du site : le bâtiment du coudé, le bâtiment de la méridienne et ses mires, le bâtiment de la bibliothèque, les vestiges de la lunette photographique, les vestiges de l'altazimut et ses mires, le bâtiment de l'astrographe, les trois laboratoires d'essai ; dans la partie sud du site : la maison du directeur, la conciergerie, le cadran analemmatique, une mire et deux piliers (cad. HK 92 ; EZ 122, 123) : classement par arrêté du 3 mai 2012

Personnages clés

Étienne-Bernard Saint-Ginest Architecte ayant conçu les plans de l'Observatoire de Besançon.
Louis-Jules Gruey Collaborateur de Saint-Ginest pour la construction de l'Observatoire.

Origine et histoire

L'Observatoire de Besançon, situé avenue de l'Observatoire dans le quartier Montrapon-Fontaine-Écu, est un établissement astronomique, météorologique et chronométrique construit entre 1883 et 1885 d'après les plans d'Étienne-Bernard Saint-Ginest et en collaboration avec Louis-Jules Gruey. Sa composition en briques et pierres, avec chaînes d'angles harpées, évoque le style Louis XIII et s'organise selon un plan axé ouest‑est et nord‑sud, regroupant des bâtiments isolés affectés à des fonctions spécialisées. Créé par décret présidentiel le 11 mars 1878 à l'initiative de la ville et des horlogers du Doubs, l'observatoire a été financé par une convention de 1882 qui répartit les charges entre la municipalité (terrain et construction), l'État (instruments et fonctionnement) et le Conseil général (instruments météorologiques). Après l'approbation du projet de Saint‑Ginest le 16 janvier 1883 et une inauguration le 16 août 1884, des réparations importantes furent nécessaires en 1888 en raison de malfaçons. Le site, aménagé en parc boisé à partir de 1904, réunit au nord les activités scientifiques — méridienne, équatorial coudé, bibliothèque, petites méridiennes, dômes et services météorologiques et sismographiques — tandis que la partie sud accueille les logements du directeur et la conciergerie. Parmi les constructions et aménagements successifs figurent la lunette méridienne (1883‑1885), la bibliothèque d'origine, un cadran analemmatique érigé en 1902 et réputé être le troisième plus ancien du genre, l'astrographe Secrétan dont la tour et la coupole furent achevées en 1938, ainsi que des bâtiments pour tables vibrantes et horloges à diapason dans les années 1930. De nouvelles installations ont été ajoutées dans la seconde moitié du XXe siècle : laboratoires et bureaux au sud (1970‑1973, agrandis en 1980‑1981) et un bâtiment de météorologie au nord (1983‑1984). L'observatoire a suivi les évolutions technologiques, accueillant notamment une horloge atomique au césium en 1969 et participant depuis lors à la métrologie du temps et des fréquences, domaine dans lequel il demeure actif aujourd'hui. L'établissement est le siège de l'OSU‑THETA de Franche‑Comté/Bourgogne, qui fédère plusieurs laboratoires et équipes dont UTINAM, Chrono‑Environnement, Bio‑Géosciences, l'équipe de spectroscopie moléculaire associée au laboratoire Carnot de Bourgogne, et le département Temps‑Fréquence de l'institut FEMTO‑ST. Ses missions historiques et actuelles couvrent l'astronomie fondamentale (étude des étoiles de référence, recherche de petits astres), l'astrométrie via la lunette méridienne et le cercle gradué, l'utilisation d'un équatorial coudé pour des observations extra‑méridiennes et l'astrophotographie avec l'astrographe triple Secrétan équipé de lunettes visuelle et photographiques en configuration « carte du ciel ». L'astrographe a été perfectionné au fil du temps par des corrections optiques, des améliorations de confort et l'ajout d'un guidage motorisé et d'une caméra CCD pour la visualisation et la prise d'images. Le service météorologique, assuré dès 1881 par des bulletins quotidiens, s'est développé en une station autonome administrée par Météo‑France. La chronométrie constitue depuis 1885 une mission majeure : l'observatoire a assuré la détermination et la distribution de l'heure exacte, la délivrance de bulletins de marche et l'organisation d'un concours de chronométrie; il est habilité à certifier des montres selon la norme ISO 3159 et participe à des épreuves internationales. Le site est inscrit au titre des monuments historiques le 1er août 2005, classé le 3 mai 2012 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » par le ministère de la Culture.

Liens externes