Frise chronologique
1825-1838
Construction initiale
Construction initiale
1825-1838 (≈ 1832)
Édification des premiers fours et bâtiments.
1840
Modernisation
Modernisation
1840 (≈ 1840)
Installation d’une meule à bras.
1858
Industrialisation
Industrialisation
1858 (≈ 1858)
Ajout d’une machine à vapeur.
1926
Électrification
Électrification
1926 (≈ 1926)
Installation d’un transformateur électrique.
1961
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1961 (≈ 1961)
Fin de l’activité ocrière.
26 février 1999
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
26 février 1999 (≈ 1999)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne ocrerie (cad. AE 24, 25, 173, 175) : inscription par arrêté du 26 février 1999
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité |
Les sources ne mentionnent aucun personnage. |
Origine et histoire
L’ocrerie de Sauilly, implantée à Diges en Puisaye (Yonne), est un vestige majeur de l’industrie ocrière qui a marqué l’Auxerrois aux XIXe et XXe siècles. Créée dans le deuxième quart du XIXe siècle, cette usine familiale a fonctionné sans interruption jusqu’en 1961, exploitant des couches géologiques datées du Cénomanien et de l’Albien (Crétacé). Son activité reposait sur l’extraction et la transformation de l’ocre, un pigment naturel utilisé dans les peintures, les enduits et les industries locales. Le site conserve aujourd’hui des installations complètes : fours de séchage, séchoirs, bassins de décantation, magasins de stockage et quais d’embarquement, offrant une lecture claire des processus de fabrication.
L’ocrerie de Sauilly incarne l’évolution technologique des petites industries rurales. Construite entre 1825 et 1838, elle a été modernisée à plusieurs reprises : installation d’une meule à bras en 1840, d’une machine à vapeur en 1858, puis électrifiée en 1926 avec un transformateur. Ces innovations reflètent les adaptations successives aux besoins de production et aux progrès techniques de l’époque. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1999 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle », est le seul exemple conservé in situ en Bourgogne-Franche-Comté, témoignant d’un savoir-faire artisanal et d’une organisation économique locale centrée sur les ressources naturelles.
La localisation de l’ocrerie, dans le nord-ouest de l’Yonne, s’inscrit dans un territoire historique marqué par l’exploitation des argiles et des pigments. La Puisaye, région naturelle à laquelle appartient Diges, était réputée pour ses ocres, utilisées tant par les artisans locaux que pour des marchés plus larges. L’arrêt de l’activité en 1961 coïncide avec le déclin des petites industries rurales face à la concurrence industrielle et à l’évolution des matériaux. Aujourd’hui, le site offre un exemple rare de patrimoine industriel préservé, où les circuits de production — de l’extraction à la commercialisation — restent lisibles, en faisant un outil pédagogique pour comprendre l’histoire économique et sociale de la région.