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Ancienne salle des fêtes de la filature à Demangevelle en Haute-Saône

Haute-Saône

Ancienne salle des fêtes de la filature

    20 Grande Rue
    70210 Demangevelle
Crédit photo : Hyppolyte de Saint-Rambert - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1911
Fondation de la filature
1924
Construction de la salle des fêtes
1944
Incendie de la filature
1951-1955
Reconstruction post-guerre
2003
Inscription aux Monuments historiques
2008
Fermeture définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne salle des fêtes en totalité, y compris le décor (cad. ZB 82) : inscription par arrêté du 1er décembre 2003

Personnages clés

Pierre Mangin - Industriel et fondateur Créa la filature et ses équipements sociaux.
Ehret et Collot - Entreprise de construction Réalisa les premiers bâtiments (1911-1913).

Origine et histoire

L’ancienne salle des fêtes de la filature de Demangevelle, construite en 1924, s’inscrit dans un complexe industriel fondé en 1911 par l’industriel vosgien Pierre Mangin. Ce bâtiment rectangulaire, doté d’une tribune et d’une scène de théâtre avec décors peints, était destiné aux loisirs des ouvriers et cadres de la filature. Il symbolise l’engagement social de Mangin, qui compléta l’usine par une cité ouvrière, une crèche, une école ménagère et une cantine.

La filature, initialement spécialisée dans le coton, connut une expansion majeure entre 1923 et 1926 avec la construction d’un second atelier. Pendant la Première Guerre mondiale, elle participa à l’effort de guerre en produisant obus et carburateurs d’avions. Après un incendie en 1944, l’atelier fut reconstruit entre 1951 et 1955. La salle des fêtes, revendue à la commune, fut inscrite aux Monuments historiques en 2003 avec le label Patrimoine du XXe siècle.

L’usine cessa son activité textile en 2008, marquant la fin d’une ère industrielle débutée en 1911. À son apogée, elle employait 250 personnes (1961) et traitait du coton importé d’Asie centrale. La salle des fêtes, avec ses mécanismes scéniques et son rideau peint, reste un témoignage unique de la vie sociale liée à l’industrie cotonnière en Bourgogne-Franche-Comté.

Le site industriel, desservi par le canal de l’Est et un embranchement ferroviaire, illustre l’architecture fonctionnelle de l’époque : sheds pour les ateliers, béton armé pour le château d’eau, et moellons de calcaire pour les logements ouvriers. Les 13 maisons de la cité, organisées de A à N, offraient des appartements indépendants, reflétant une organisation communautaire avancée pour l’époque.

Liens externes