Nouvelle analyse céramique 2010 (≈ 2010)
17 000 tessons étudiés.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Alain Deyber - Archéologue
Dirigea les fouilles (1967–1981).
Origine et histoire
L’oppidum de la Pierre d’Appel, culminant à 492,3 mètres, contrôle une entrée stratégique du bassin de Saint-Dié dans les Vosges. Ce site de 2,5 hectares, protégé par des remparts et des falaises naturelles, fut occupé dès la Tène moyenne (La Tène C2/D1) jusqu’à l’époque gallo-romaine. Deux entrées principales, nord et sud, structurent l’éperon barré, renforcé par un fossé et une palissade.
Les fouilles, déclenchées en 1967 par un projet d’émetteur TV, ont révélé un pont celtique en bois du Ier siècle av. J.-C. (La Tène D2) au pied du plateau. Classé Monument historique en 1969, le site fit l’objet de campagnes archéologiques jusqu’en 1981. Les découvertes incluent des amphores vinaires, des dolia, et 37 structures liées à l’habitat, attestant d’un commerce lointain et d’une occupation aristocratique.
Le mobilier archéologique (17 000 tessons, céramique campanienne, fer de lance, scories) évoque une société diversifiée : guerriers, artisans (bronziers, forgerons), et élites consommant des produits italiques. À l’époque gallo-romaine, le site abritait un lieu de culte recouvert de tegulae. Son nom viendrait d’une « pierre à cupule » appelée pierre de la poêle, tandis que les appellations historiques (camp des Gaulois, château des Sarrasins) reflètent des légendes locales.
Les études céramiques (1982, 2010) ont confirmé des échanges méditerranéens via des amphores et des céramiques B-oïdes italiennes. Les fouilles ont aussi exhumé une sépulture (14b) et des ratés de fabrication de potins, monnayages gaulois analysés en 2004. L’oppidum illustre ainsi la transition entre l’âge du Fer et la romanisation, avec une réorganisation défensive à l’époque gallo-romaine.
La toponymie du site, variable selon les époques (camp de Répy, château des Suédois), témoigne de sa charge symbolique. Les publications d’Alain Deyber (1972–2004) et les collaborations avec le SRA de Lorraine ont documenté son architecture, sa métallurgie, et son rôle dans les réseaux commerciaux celtiques. Aujourd’hui, le site reste un marqueur du patrimoine protohistorique vosgien.