Frise chronologique
Ier siècle
Première occupation gauloise
Première occupation gauloise
Ier siècle (≈ 150)
Traces de monnaies et habitations.
Ve siècle
Période médiévale attestée
Période médiévale attestée
Ve siècle (≈ 550)
Tessons de poterie découverts.
1837
Corps de garde (« vieux fort »)
Corps de garde (« vieux fort »)
1837 (≈ 1837)
Mentionné sur le cadastre.
1869
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1869 (≈ 1869)
Menées par Le Men.
22 octobre 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 octobre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'oppidum (cad. ZE 117) : classement par arrêté du 22 octobre 1921
Personnages clés
| Le Men - Archéologue |
Fouilles en 1869 révélant trois périodes. |
Origine et histoire
L’oppidum de Castel-Coz est un promontoire rocheux de 1,2 hectare, surplombant la mer de 20 mètres près de Beuzec-Cap-Sizun, en Bretagne. Accessible par une chaussée de 80 mètres, il était protégé par des fossés et talus formant un retranchement de 12 mètres. Ses flancs est et ouest conservent les traces de 150 à 200 habitations circulaires ou rectangulaires, témoignages d’une occupation dense.
Les fouilles menées en 1869 par Le Men ont révélé trois périodes d’occupation : des éclats de silex néolithiques, des monnaies gauloises et des poteries médiévales. Ce site, typique des éperons barrés, abritait un village fortifié accessible par une unique voie défendue. Au XIXe siècle, un corps de garde dit « vieux fort » y fut établi, dont subsistent des vestiges visibles aujourd’hui.
Classé Monument Historique en 1921, l’oppidum est aujourd’hui propriété du Conservatoire du Littoral. Situé sur le GR 34, il attire les visiteurs grâce à son histoire stratifiée et son panorama côtier. Un parking a été aménagé pour faciliter l’accès à ce site emblématique du Cap-Sizun, mêlant patrimoine gaulois, médiéval et militaire.
Les objets découverts – silex, monnaies, tessons – illustrent une occupation continue du néolithique au Moyen Âge. Le site, naturellement protégé par sa topographie, servait de refuge et de lieu de vie communautaire. Son classement en 1921 et sa gestion actuelle par le Conservatoire du Littoral en font un lieu préservé, à la fois historique et touristique.