Fondation probable IVe siècle av. J.-C. (≈ 351 av. J.-C.)
Création par les Salyens sous influence grecque.
125–123 av. J.-C.
Abandon définitif
Abandon définitif 125–123 av. J.-C. (≈ 124 av. J.-C.)
Campagnes romaines de Caius Sextius Calvinus.
1904
Première identification
Première identification 1904 (≈ 1904)
Double enceinte repérée par Isidore Gilles.
1980–1985
Fouilles Roth-Congès
Fouilles Roth-Congès 1980–1985 (≈ 1983)
Datation Ve–IIe siècle av. J.-C.
21 mai 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 21 mai 1992 (≈ 1992)
Protection des vestiges archéologiques.
2010
Synthèse archéologique
Synthèse archéologique 2010 (≈ 2010)
Recherches de Nicolas Portalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum, y compris les vestiges archéologiques (cad. C 1359, 1361, 1481, 978) : inscription par arrêté du 21 mai 1992
Personnages clés
Caius Sextius Calvinus - Général romain
Responsable des campagnes de 125–123 av. J.-C.
Isidore Gilles - Archéologue
Identifie la double enceinte en 1904.
Nicolas Portalier - Archéologue
Dirige la synthèse de 2010.
Origine et histoire
L’oppidum de la Tête de l’Ost (ou Test de l’Ost) est un site archéologique celto-ligure situé sur une butte calcaire des Bouches-du-Rhône, à Mimet, surplombant les vallées vers Gardanne et Aix-en-Provence. Fondé probablement au IVe siècle av. J.-C., il fut occupé par la tribu des Salyens, dont l’économie et la culture évoluèrent sous l’influence des Grecs de Massalia (Marseille) et des Phocéens, avant l’arrivée des Romains. Les fouilles révèlent un mobilier mixte (céramiques étrusques, grecques, objets métalliques) attestant d’échanges intenses, malgré un repli défensif sur des terres moins fertiles.
Le site, abandonné après trois siècles d’occupation, montre des traces de destruction partielle avant son déclin définitif vers 125–123 av. J.-C., lors des campagnes romaines menées par Caius Sextius Calvinus. Ses remparts en pierre, ponctués de neuf tours, et ses bâtiments intérieurs s’appuyaient sur le relief escarpé. Une double enceinte, identifiée dès 1904 par Isidore Gilles, protégeait l’oppidum, accessible par un col au sud via un chemin en baïonnette. Les fouilles (1980–1985, 2010) ont confirmé son occupation du Ve au IIe siècle av. J.-C.
L’oppidum s’inscrit dans un réseau défensif régional, face à d’autres sites comme Entremont ou ceux de la Sainte-Victoire. Son architecture combine petit et moyen appareil de calcaire, avec des fondations en gros blocs et des parties hautes probablement en briques. Les vestiges incluent une tour circulaire centrale, des murs de terrasse, et des artefacts rares (fragments de coupe attique, bronzes d’Apollon et d’un taureau). Classé Monument Historique en 1992, le site reste partiellement accessible, propriété mixte (commune et privés).
Les recherches récentes (Nicolas Portalier, 2010) ont affiné la cartographie et confirmé son rôle dans les dynamiques pré-romaines. Le mobilier limité (céramiques grises monochromes, objets métalliques) suggère une occupation avant tout stratégique et commerciale, dans un contexte de tensions entre autochtones, Grecs et Romains. L’abandon coïncide avec la soumission progressive des Salyens, marquant la fin des oppida indépendants en Provence.
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