Début de l'occupation Ve siècle av. J.-C. (≈ 451 av. J.-C.)
Construction du premier rempart nord.
IIe-Ier siècles av. J.-C.
Renforcement des défenses
Renforcement des défenses IIe-Ier siècles av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Murus gallicus construit par les Cadurques.
Ier siècle av. J.-C.
Construction du fanum
Construction du fanum Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Temple gallo-romain découvert en 1922.
IIIe siècle ap. J.-C.
Fin de l'occupation du fanum
Fin de l'occupation du fanum IIIe siècle ap. J.-C. (≈ 350)
Abandon progressif du sanctuaire.
13 novembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique 13 novembre 1984 (≈ 1984)
Protection de portions de l'oppidum.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum (portions) (cad. A0 20, 47, 87, 88, 94, 19) : classement par arrêté du 13 novembre 1984
Personnages clés
Armand Viré - Archéologue
Découvreur du fanum en 1922.
Lucterios - Chef gaulois
Défendit Uxellodunum (débat historique).
Origine et histoire de l'Oppidum
L'oppidum de l'Impernal, situé sur la commune de Luzech dans le département du Lot, occupe une colline calcaire dominant le Lot de 150 mètres. Sa forme allongée (700 m de long pour 75 à 200 m de large) en faisait un emplacement stratégique pour un habitat fortifié. Pendant des siècles, les archéologues ont débattu pour savoir s'il s'agissait d'Uxellodunum, lieu de la dernière bataille de la guerre des Gaules menée par Lucterios. Aujourd'hui, les historiens privilégient le Puy d'Issolud, mais l'Impernal reste un site majeur de l'Âge du fer et de la période gallo-romaine.
L'occupation du site débute au Ve siècle av. J.-C. avec la construction d'un premier rempart au nord. Aux IIe et Ier siècles av. J.-C., les Cadurques, peuple gaulois, renforcent les défenses avec un murus gallicus, un rempart typique combinant pierres et poutres de bois. À l'époque gallo-romaine, des édifices mal identifiés y sont construits, dont un fanum (temple rural gaulois-romain) découvert en 1922 par Armand Viré. Ce sanctuaire, daté du Ier siècle av. J.-C., comportait une cella carrée entourée d'une galerie et fut occupé jusqu'au IIIe siècle ap. J.-C.. Plus tard, le site abritera une trentaine de sépultures en coffres de dalles calcaires.
Les fouilles, notamment celles d'Armand Viré au début du XXe siècle, ont révélé des objets aujourd'hui exposés au musée archéologique Armand-Viré à Luzech, installé dans une salle voûtée de la Maison des Consuls. Une maquette de l'oppidum y présente les principaux vestiges. Des portions du site ont été classées monuments historiques le 13 novembre 1984. La propriété est partagée entre la commune et des particuliers, et les visites, organisées par l'association SLRU D'OC, permettent de découvrir son histoire et ses vestiges.
L'oppidum illustre l'évolution des techniques de fortification gauloises et l'adaptation des populations locales à la romanisation. Son abandon progressif et sa réutilisation funéraire reflètent les transformations sociales et culturelles de la région entre l'Âge du fer et l'Antiquité tardive. Les débats sur son identification à Uxellodunum soulignent son importance dans l'historiographie de la conquête romaine.