Premières traces d'occupation Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Vestiges lithiques néolithiques découverts au pied de la colline.
IIIe siècle av. J.-C.
Occupation par les Volques
Occupation par les Volques IIIe siècle av. J.-C. (≈ 251 av. J.-C.)
La tribu des Volques Arécomiques s'installe sur le site.
70 av. J.-C.
Construction du fanum
Construction du fanum 70 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Un fanum est construit, détruit par un incendie au début du Ier siècle.
Ier siècle av. J.-C.
Abandon du site
Abandon du site Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Les habitants quittent l'oppidum pour rejoindre Nemausus (Nîmes).
IIIe siècle
Réoccupation temporaire
Réoccupation temporaire IIIe siècle (≈ 350)
Le site est brièvement réoccupé et une nouvelle enceinte est construite.
1958 à 1974
Fouilles et restauration
Fouilles et restauration 1958 à 1974 (≈ 1966)
Michel Py conduit des recherches et des restaurations sur le site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Saint-Dionizy
Personnages clés
Maurice Aliger
Découvreur de vestiges lithiques néolithiques en 1958.
Michel Py
Archéologue ayant conduit les recherches et la restauration du site de 1958 à 1974.
Origine et histoire de l'Oppidum
L'oppidum de Nages, aussi appelé oppidum des Castels ou de Saint‑Dionisy, se situe dans la vallée de la Vaunage sur la commune de Saint‑Dionisy, à proximité de Nages‑et‑Solorgues, dans le Gard. Il occupe le sommet de la colline de la Roque de Vif, à environ 160 mètres d'altitude, et domine la plaine de la Vaunage ; depuis le site on aperçoit les villages environnants — Calvisson avec ses hameaux de Sinsans et Bizac, Saint‑Côme‑et‑Maruéjols, Clarensac, Saint‑Dionisy, Caveirac, Boissières et Nages‑et‑Solorgues — ainsi que l'oppidum voisin de Mauressip. L'accès se fait depuis Nîmes, à 15 km à l'ouest, par la CD 40 en direction de Sommières, puis par la route vers Nages‑et‑Solorgues ; le site se trouve au nord du village, en direction de la fontaine romaine. Occupé du Néolithique à l'époque romaine, il figure parmi les sept oppidums gaulois qui rassemblaient la population de la Vaunage à l'âge du fer (800 à 50 av. J.-C.). Des vestiges lithiques néolithiques ont été découverts en 1958 au pied de la colline par Maurice Aliger. L'oppidum fut occupé au milieu du IIIe siècle av. J.-C. par la tribu des Volques Arécomiques, installé en position stratégique d'où l'on aperçoit le tracé de l'ancienne voie romaine reliant Nîmes à Sommières. La Voie Domitienne, construite à partir de -118 et reliant l'Italie à l'Espagne, passe à proximité, plus au sud ; un petit pont romain permettant de franchir le Rhôny a été restauré. Entre 290 av. J.-C. et 10 apr. J.-C., une partie des quatre enceintes successives de l'oppidum a été dégagée ; l'enceinte en pierres plates, les tours de guet et de défense ont été largement restaurées. Les fouilles ont mis au jour un réseau de rues en damier, des maisons d'habitation, des magasins et un fanum daté de 70 av. J.-C., qui fut détruit par un incendie au début du Ier siècle. Cet incendie correspond à l'abandon du site : les habitants rejoignirent Nemausus (Nîmes), qui devint alors la capitale romanisée de la région. Le site fut brièvement réoccupé au IIIe siècle et une cinquième et dernière enceinte engloba son quart nord‑ouest. Les recherches et la restauration du site ont été conduites de 1958 à 1974 par l'archéologue Michel Py. Pendant 48 ans, une petite salle au premier étage de la mairie de Nages‑et‑Solorgues abritait un musée municipal présentant des vestiges issus des fouilles ; faute de fonds, ce musée a fermé en 2023 et la collection a quitté le village sans lieu de dépôt précisé.