Frise chronologique
Fin du IIIe siècle av. J.-C.
Fondation de l'oppidum
Fondation de l'oppidum
Fin du IIIe siècle av. J.-C. (≈ 205 av. J.-C.)
Création du site celto-ligure fortifié.
Début du IIe siècle av. J.-C.
Abandon du site
Abandon du site
Début du IIe siècle av. J.-C. (≈ 196 av. J.-C.)
Destruction violente par catapultes.
1905
Découverte du site
Découverte du site
1905 (≈ 1905)
Stanislas Clastrier trouve pierres et poteries.
2000–2005
Dernières fouilles archéologiques
Dernières fouilles archéologiques
2000–2005 (≈ 2003)
Campagnes de recherche modernes.
24 août 2004
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
24 août 2004 (≈ 2004)
Protection officielle des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La parcelle cadastrée A 10 contenant les vestiges de l'oppidum : classement par arrêté du 24 août 2004
Personnages clés
| Stanislas Clastrier - Sculpteur et découvreur |
A découvert l’oppidum en 1905. |
Origine et histoire
L’oppidum du Verduron est un site d’habitation fortifié celto-ligure, fondé à la fin du IIIe siècle av. J.-C. et abandonné au début du IIe siècle av. J.-C., sur une colline à +195 m d’altitude dans le 15ème arrondissement de Marseille. Ce site de 1 200 m2, surnommé localement « pain de sucre », contrôlait une voie protohistorique menant vers l’Estaque et la plaine de Marignane. Son plan combine un carré sommital de 12 x 12 m (souvent appelé à tort « tour ») et un trapèze en pente, ceint par un mur d’enceinte en pierres liées d’argile, épais de 0,8 à 1 m. L’accès se faisait par une porte fortifiée au sud-est.
L’habitat préromain, organisé en 36 cellules en terrasses, révèle un travail majeur de terrassement pour adapter le relief escarpé. Les archéologues ont identifié des zones de pierres chauffées, suggérant l’usage du feu pour faciliter le débitage des roches. Deux rues internes, parallèles à un mur longitudinal nord-sud, desservaient les cellules adossées au rempart ou à ce mur. Aucune trace de réaménagement n’a été trouvée, confirmant une occupation brève et une destruction violente par des catapultes, peut-être liée à des conflits avec les Grecs de Massalia (Marseille antique) ou Rome.
Découvert en 1905 par le sculpteur Stanislas Clastrier lors de défrichements, le site a fait l’objet de fouilles jusqu’en 2005. Les objets exhumés (outils en fer, pierres gravées) et la structure régulière (enclos sub-rectangulaire avec cellules alignées) ont conduit les chercheurs à y voir une ferme fortifiée ou une caserne occupée vers 200 av. J.-C.. Classé Monument Historique en 2004, l’oppidum reste menacé, comme en témoigne un article de Marsactu (2017) alertant sur son risque d’ensevelissement. Son rôle de limite de la chora massaliète (territoire marseillais antique) et sa destruction pourraient refléter une reprise en main du territoire par la cité phocéenne.