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Oppidum de Vié-Cioutat (également sur commune de Monteils) dans le Gard

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Oppidum

Oppidum de Vié-Cioutat (également sur commune de Monteils)

    Les Clabades
    30340 Monteils
Propriété privée

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1900
2000
VIᵉ–IVᵉ siècle av. J.-C.
Seconde phase d'occupation
1952–1953
Premières fouilles
1966–1968
Fouilles approfondies
3 mai 1982
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Oppidum de Vié-Cioutat (cad. D 293, 295 à 300) : inscription par arrêté du 3 mai 1982

Personnages clés

Bernard Dedet - Archéologue Dirigea les fouilles de 1966–1968.

Origine et histoire

L'oppidum de Vié-Cioutat est un site archéologique protohistorique réparti sur les communes de Mons et partiellement de Monteils, dans le Gard (région Occitanie). Il se situe à 9 km à l'est d'Alès, sur un plateau calcaire, au sein d'un réseau dense d'oppida régionaux incluant ceux d'Alès, Rousson, Vézénobres et un camp romain près d'Euzet. Ce positionnement stratégique suggère une organisation territoriale complexe durant la Protohistoire, marquée par des échanges et des rivalités entre communautés sédentaires.

Les fouilles archéologiques, menées en 1952-1953 puis de manière approfondie entre 1966 et 1968 sous la direction de Bernard Dedet, ont révélé trois phases d'occupation distinctes. La première remonte au Chalcolithique, suivie d'une seconde entre le VIe et le IVe siècle av. J.-C., et une troisième aux Ier et IIe siècles de notre ère. Ces strates témoignent d'une occupation continue et adaptative, reflétant les évolutions culturelles et technologiques des sociétés protohistoriques et gallo-romaines.

L'oppidum a été inscrit au titre des monuments historiques le 3 mai 1982, reconnaissant son importance patrimoniale. Les recherches de Bernard Dedet, publiées dans des revues spécialisées comme la Revue archéologique de Narbonnaise (1973) et Documents d'archéologie méridionale (2018), ont permis de documenter les structures d'habitat, les remparts et les artefacts, offrant un éclairage précieux sur la vie quotidienne et l'organisation sociale des populations locales. Ce site reste un jalon clé pour comprendre les dynamiques de peuplement en Languedoc-Roussillon avant la romanisation.

Liens externes