Frise chronologique
entre 200 et 50 av. J.-C.
Apogée de l'oppidum
Apogée de l'oppidum
entre 200 et 50 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période d'occupation principale, fin âge du fer
IIe siècle
Reconstruction partielle des remparts
Reconstruction partielle des remparts
IIe siècle (≈ 250)
Réutilisation des structures protohistoriques
1851
Découverte par le Dr Naudot
Découverte par le Dr Naudot
1851 (≈ 1851)
Première signalisation scientifique du site
5 septembre 1996
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 septembre 1996 (≈ 1996)
Protection officielle du site archéologique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum (cad. AT 73 à 77, 157, 162 à 165) : inscription par arrêté du 5 septembre 1996
Personnages clés
| Dr Naudot - Médecin et archéologue |
Découvreur de l’oppidum en 1851 |
| Commandant François-Charles-Ernest Octobon - Archéologue militaire |
Études approfondies (années 1950-1970) |
| Pascal Arnaud - Archéologue contemporain |
Remet en cause l’interprétation défensive |
| Chanoine L. de Villeneuve - Historien local |
Publications sur les castellaras (1905) |
Origine et histoire
L’oppidum du Castellar, situé sur le Mont Bastide à Èze (Alpes-Maritimes), est un site celto-ligure datant de l’Antiquité. Découvert en 1851 par le Dr Naudot, il fut cartographié dès 1852. Occupant un sommet à 568 m d’altitude, il domine la mer à l’ouest et le col d’Èze à l’est. Le site, entouré de trois systèmes défensifs (enceinte extérieure, enceinte supérieure, bastion inférieur), présente aussi des murs cyclopéens et une voie rectiligne le long de la crête.
Les fouilles ont révélé des traces d’occupation sporadique depuis le Néolithique final et la période de la Tène, avec un apogée entre 200 et 50 av. J.-C. L’oppidum, agrandi à l’époque romaine (période julio-claudienne), abrite des vestiges de maisons en terrasse et un mobilier campanien. Les remparts protohistoriques, partiellement reconstruits au IIe siècle, soulèvent des débats parmi les archéologues comme Pascal Arnaud, qui remet en question leur interprétation purement défensive.
Inscrit aux monuments historiques en 1996, le site mêle fonctions militaires (protection du territoire ligure) et pastorales (enclos est interprété comme un espace d’élevage). Les tessons et structures visibles aujourd’hui témoignent de son évolution, des Ligures aux Romains, en passant par une réutilisation partielle comme village rural antique.
Les recherches du commandant Octobon (années 1950-1970) et les publications du Dr Naudot (1852) ou du chanoine de Villeneuve (1905) ont documenté son histoire. Propriété mixte (commune et privés), l’oppidum illustre l’adaptation des communautés alpines-maritimes aux enjeux stratégiques et économiques de la protohistoire méditerranéenne.