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Oppidum gaulois de Cléden-Cap-Sizun dans le Finistère

Patrimoine classé
Vestiges Gallo-romain
Oppidum
Éperon barré

Oppidum gaulois de Cléden-Cap-Sizun

    99 Castel
    29770 Cléden-Cap-Sizun
Propriété d'un établissement public de l'Etat

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
500
600
1900
2000
Ier siècle
Première occupation attestée
Ve siècle
Période d’occupation tardive
2 mars 1921
Classement Monument Historique
Fin XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'oppidum gaulois (cad. AB 32 ; ZB 22) : classement par arrêté du 2 mars 1921

Personnages clés

Paul du Chatellier - Archéologue Fouilles et études du site fin XIXe

Origine et histoire

L’oppidum de Castel Meur, situé au nord du village de Kernot (Cléden-Cap-Sizun), est un promontoire rocheux de 150 mètres de long, culminant à 61 mètres au-dessus de la mer. Accessible par une chaussée étroite de 50 mètres, il abritait 95 habitations creusées dans les pentes, protégées par quatre fosses et talus à l’entrée. Ce site, typique des éperons barrés, combine défense naturelle et aménagements humains, avec des traces d’occupation antérieures à Rome (silex taillés).

Les fouilles de Paul du Chatellier à la fin du XIXe siècle ont révélé des objets pré-romains, mais les fortifications suggèrent des réaménagements ultérieurs, potentiellement médiévaux. Classé Monument Historique en 1921, l’oppidum est aujourd’hui géré par le Conservatoire du Littoral. Bien que traversable via le GR 34, son accès est restreint pour préserver la biodiversité locale, tout en permettant l’étude de son patrimoine archéologique.

Le site illustre l’adaptation gauloise aux contraintes géographiques : un habitat groupé, protégé par des retranchements, et tourné vers des activités côtières (pêche, commerce). Son abandon progressif après le Ve siècle pourrait refléter des changements politiques ou économiques en Armorique, bien que les preuves archéologiques manquent pour préciser les causes. La conservation actuelle met en balance patrimoine historique et écologie, caractéristique des gestion des sites littoraux bretons.

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