Apogée des Lémovices Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Période d'occupation principale de l'oppidum.
1923
Premières fouilles archéologiques
Premières fouilles archéologiques 1923 (≈ 1923)
Découverte d'objets en fer, bronze et poteries.
1981, 1988, 1989
Classements et inscription
Classements et inscription 1981, 1988, 1989 (≈ 1989)
Protection des remparts et parcelles archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Remparts subsistants de l'oppidum lieux-dits Les Linières, Les Sagnettes, Le Courieux et Moulin de Villejoubert (cad. D 3, 18, 40, 41, 372, 412) : classement par arrêté du 26 février 1981 - Parcelles correspondant à l'oppidum gaulois de Villejoubert (cad. D 4, 5, 10, 12, 42, 43, 45, 46, 103 à 112, 130 à 133, 135 à 138, 146 à 149, 191 à 194, 370, 384, 442) : inscription par arrêté du 18 juillet 1988 - Section du rempart de l'oppidum de Villejoubert constituée des parcelles D 17, 391, 395, 396, 398, 421 : classement par arrêté du 3 mars 1989
Personnages clés
Charles Gorceix - Archéologue
Dirige les premières fouilles en 1923.
Franck Delage - Archéologue
Collabore aux fouilles de 1922-1923.
Origine et histoire
L'oppidum de Villejoubert est un site archéologique majeur de la période de La Tène 3 (Âge du fer 2), situé sur la commune de Saint-Denis-des-Murs, dans le département de la Haute-Vienne. Ce site, classé monument historique en 1981, 1989 et inscrit en 1988, est considéré comme l’un des principaux vestiges gaulois du Limousin. Il aurait servi de chef-lieu au peuple des Lémovices, occupant alors l’essentiel du territoire limousin au Ier siècle av. J.-C. Son nom provient du hameau voisin, et son importance est soulignée par sa taille exceptionnelle (environ 300 hectares), délimitée par deux remparts et un enclos quadrangulaire près du confluent de la Vienne et de la Maulde.
L’oppidum de Villejoubert se distingue par sa structure défensive en éperon barré, avec un rempart extérieur atteignant jusqu’à 18 mètres de hauteur dans ses parties les mieux conservées. À l’intérieur, des vestiges d’habitats et des traces d’un enclos cultuel ont été identifiés. Ce site domine le territoire des Lémovices, intégrant un réseau de sites fortifiés moins imposants. Son rôle stratégique est renforcé par un itinéraire pré-romain le traversant, reliant l’Auvergne au Poitou sans passer par Limoges, ce qui en fait un carrefour géographique et culturel clé.
Les fouilles archéologiques, initiées dès 1923 par Charles Gorceix et Franck Delage, ont mis au jour des objets significatifs tels qu’une hache en fer, un massicot d’étain, des artefacts en bronze et des poteries. Ces découvertes attestent de l’importance artisanale et commerciale du site. L’oppidum, de forme rectangulaire (4 km de long sur 600 m de large), illustre l’organisation spatiale et défensive des Gaulois à la fin de l’Âge du fer. Son classement comme monument historique protège aujourd’hui les remparts subsistants et les parcelles archéologiques, préservant ainsi un patrimoine essentiel pour comprendre la civilisation gauloise en Limousin.