Frise chronologique
VIe ou Ve siècle av. J.-C.
Découverte d'un skyphos
Découverte d'un skyphos
VIe ou Ve siècle av. J.-C. (≈ 451 av. J.-C.)
Objet retrouvé dans la Bresle en 1872.
IVe et Ve siècles
Sépultures découvertes
Sépultures découvertes
IVe et Ve siècles (≈ 550)
Signalées par l'abbé Cochet à proximité.
3 février 1984
Inscription monument historique
Inscription monument historique
3 février 1984 (≈ 1984)
Protection officielle du site archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum (cad. A 358 à 360 lieudit Le Bourg, 487 à 494, 498 à 501 lieudit Ferme de Mortagne, 597 à 601, 604 à 608, 778, 779, 799, 800, 1110 à 1112 lieudit Mortagne ; B 288, 295 lieudit Breuilly) : inscription par arrêté du 3 février 1984
Personnages clés
| Mortimer Wheeler - Archéologue |
A proposé une superficie de 12 ha. |
| Abbé Cochet - Historien et archéologue |
A signalé des sépultures proches du site. |
Origine et histoire
L'oppidum d'Incheville, également connu sous le nom de camp de Mortagne, est un site archéologique majeur situé sur la commune d'Incheville, dans le département de la Seine-Maritime en Normandie. Ce monument, daté de l'Âge du fer, s'étend sur une superficie de 28 hectares, bien que certaines sources, comme Mortimer Wheeler, aient proposé une estimation de 12 hectares. Il est protégé par un rempart impressionnant, mesurant entre 7 et 8 mètres de hauteur et s'étendant sur une longueur variant de 82 à 344 mètres. Deux portes percent le rempart méridional, soulignant l'importance stratégique de ce site.
Le site est localisé au sud-est du village d'Incheville, au lieudit le Camp de Mortagne, dans la vallée de la Bresle. À seulement 2,5 km de distance se trouve un autre site archéologique notable, celui de Briga. L'oppidum d'Incheville pourrait avoir marqué la limite entre les territoires des Calètes et des Ambiens, deux peuples gaulois, ou avoir appartenu à un petit peuple nommé les Catuslugi. Bien que le site n'ait pas fait l'objet de fouilles approfondies, des découvertes significatives y ont été réalisées, comme un skyphos daté du VIe ou Ve siècle av. J.-C., retrouvé dans la Bresle en 1872 et aujourd'hui conservé au Musée des antiquités de Rouen.
L'abbé Cochet a signalé la présence de sépultures à proximité du site, datées des IVe et Ve siècles, dont le mobilier funéraire a été intégré aux collections du musée de la société des antiquaires de Picardie à Amiens. Parmi les artefacts découverts sur le site ou dans ses environs figurent des meules en silex et un four à tuiles romaines, attestant d'une occupation prolongée et diversifiée. L'oppidum a été inscrit au titre des monuments historiques le 3 février 1984, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale et archéologique.
Les éléments protégés de l'oppidum incluent plusieurs parcelles cadastrales, couvrant des zones comme le Bourg, la Ferme de Mortagne et Breuilly. Le site est aujourd'hui partiellement propriété de l'État et partiellement privée. Malgré l'absence de fouilles exhaustives, les indices archéologiques recueillis permettent d'envisager l'oppidum comme un lieu central dans l'organisation territoriale et sociale des peuples gaulois de la région pendant l'Âge du fer.