Réaménagement des thermes 90-100 apr. J.-C. (≈ 95)
Une citerne de 80 m³ est ajoutée, permettant l'alimentation en eau des salles réaménagées avec des baignoires et piscines.
20 apr. J.-C.
Premier état des thermes
Premier état des thermes 20 apr. J.-C. (≈ 100)
Le premier bâtiment thermal est en cours de construction, comprenant un vestiaire, une salle tiède et une salle chaude.
Ier siècle apr. J.-C.
Construction des thermes
Construction des thermes Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Les thermes romains de Gaujac sont édifiés au Ier siècle, marquant l'apogée de l'occupation romaine sur le site.
210-220 apr. J.-C.
Transformation en sanctuaire
Transformation en sanctuaire 210-220 apr. J.-C. (≈ 215)
Des séismes endommagent les thermes, conduisant à leur transformation en sanctuaire dédié à Fortuna.
Milieu du IIIe siècle
Abandon de l'oppidum
Abandon de l'oppidum Milieu du IIIe siècle (≈ 350)
L'oppidum est progressivement abandonné, marquant la fin de son occupation continue depuis l'âge du Fer.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oppidum préromain et gallo-romain (cad. B 441) : inscription par arrêté du 19 septembre 1974
Personnages clés
Pline l'Ancien
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Jean Charmasson
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Dominique Cannaud
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Origine et histoire de l'Oppidum
L'oppidum de Gaujac, situé dans le Gard, est un site archéologique majeur témoignant de l'occupation humaine depuis l'époque préromaine jusqu'à l'Antiquité tardive. Édifié sur une colline stratégique, cet oppidum était probablement occupé dès l'âge du Fer par le peuple celte des Samnagenses, comme le suggère Pline l'Ancien. Les Romains, arrivés plus tard, y ont construit un complexe thermal au Ier siècle, marquant ainsi une transition culturelle et architecturale significative. Les thermes, découverts en 1974, sont un exemple remarquable de l'ingénierie romaine, combinant des techniques avancées de chauffage et d'hydraulique.
Les thermes de Gaujac ont connu deux phases de construction distinctes. La première, datée de 20 apr. J.-C., comprenait un vestiaire (apodyterium), une salle tiède (tepidarium) et une salle chaude (caldarium) avec une abside semi-circulaire abritant une vasque à ablutions. Le système de chauffage reposait sur des hypocaustes alimentés par deux fours. Cependant, l'absence d'un réseau hydraulique efficace a rapidement rendu nécessaire une réorganisation. Entre 90 et 100 apr. J.-C., une citerne de 80 m³ a été ajoutée, permettant l'alimentation en eau des nouvelles salles réaménagées, dont une baignoire monolithique et des piscines supplémentaires.
Vers 210-220 apr. J.-C., des séismes ont endommagé gravement les structures méridionales des thermes, mettant fin à leur fonction initiale. La partie nord, intacte, a été transformée en sanctuaire dédié à la déesse Fortuna. La citerne est devenue la cella, abritant une statue de la déesse retrouvée lors des fouilles. L'oppidum a été progressivement abandonné à partir du milieu du IIIe siècle, marquant la fin d'une période de prospérité et de développement urbain.
Les fouilles menées par Jean Charmasson et Dominique Cannaud entre 1975 et 1998 ont permis de reconstituer l'histoire complexe de ce site. Les découvertes archéologiques, notamment les mosaïques, les installations hydrauliques et les offrandes votives, offrent un aperçu précieux de la vie quotidienne et des croyances religieuses des habitants de Gaujac. Aujourd'hui, le site est un témoin silencieux mais éloquent de l'héritage gallo-romain en Provence.