Fin XIe - Début XIIe siècle (ou 1ère moitié XIIIe siècle)
Construction de l'oratoire
Construction de l'oratoire Fin XIe - Début XIIe siècle (ou 1ère moitié XIIIe siècle) (≈ 1225)
Attribuée aux Cisterciens de Bégard
XIVe siècle
Statue en bois originale
Statue en bois originale XIVe siècle (≈ 1450)
Mutilée par la tradition locale
10 février 1903
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 10 février 1903 (≈ 1903)
Protection officielle de l'édifice
1904
Remplacement de la statue
Remplacement de la statue 1904 (≈ 1904)
Statue en granite par Hernot
1934
Vandalisme de la statue
Vandalisme de la statue 1934 (≈ 1934)
Bras et visage endommagés
Années 1990
Restauration de la statue
Restauration de la statue Années 1990 (≈ 1990)
Tête recimentée après dégradations
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oratoire de Saint-Guirec, à Ploumanac'h (cad. AD non cadastré ; domaine public) : classement par arrêté du 10 février 1903
Personnages clés
Saint Guirec - Saint patron des marieurs
Statue centrale de l'oratoire
Hernot - Sculpteur lannionnais
Auteur de la statue en granite (1904)
Cisterciens de l'abbaye de Bégard - Constructeurs présumés
Ordre religieux lié à l'édification
Origine et histoire
L'oratoire de Saint-Guirec est un petit édifice religieux en forme de niche, construit entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle (bien que Monumentum indique la 1ère moitié du XIIIe siècle), sur un rocher de la côte de granit rose à Perros-Guirec, dans les Côtes-d'Armor. Dédié à saint Guirec, il se compose d'une arcade en tiers-point soutenue par quatre colonnes romanes et un muret, abritant une statue du saint en habit d'évêque. Accessible à marée basse, il est isolé par les flots lors des marées hautes. Les matériaux utilisés – granite de la Clarté, grès rose, schiste – reflètent la diversité géologique locale, tandis qu'une stèle gauloise (Âge du fer) semble réemployée dans les fondations.
Classé Monument Historique dès 1903, l'oratoire était à l'origine lié aux Cisterciens de l'abbaye de Bégard. Sa statue en bois, datée du XIVe siècle, fut remplacée en 1904 par une version en granite sculptée par Hernot, après des siècles de mutilations rituelles (tradition de la « piqûre » par les jeunes filles espérant un mariage). La statue actuelle, vandalisée en 1934 puis restaurée dans les années 1990, perpétue ce lien avec les légendes locales. Le rite de la piqûre, où les femmes plantaient une aiguille dans le nez du saint pour s’assurer un mari, symbolisait une union sacrée entre fertilité et protection divine.
Les légendes entourant saint Guirec, protecteur des marieurs et des enfants, ont façonné des pratiques populaires jusqu’au XIXe siècle. Outre la piqûre, on faisait baiser les pieds de la statue aux enfants pour qu’ils marchent tôt. Ces traditions, bien que décliné en rites ludiques (aiguilles de pin, galets), témoignent de l’importance sociale de l’oratoire comme lieu de dévotion et d’espoir. Aujourd’hui, le site, propriété de la commune de Perros-Guirec, reste un symbole du patrimoine religieux et maritime breton, intégré à la chapelle Saint-Guirec voisine où la statue originale est conservée.
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