Frise chronologique
1613
Construction de l'oratoire
Construction de l'oratoire
1613 (≈ 1613)
Édification attestée par la frise fondatrice.
9 septembre 2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 septembre 2011 (≈ 2011)
Protection totale de l'édifice et de sa statue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'oratoire en totalité (cad. C 127, lieudit Champ Teupin) : inscription par arrêté du 9 septembre 2011
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'oratoire du Dieu de Pitié, situé à Buffard dans le département du Doubs, est un édifice religieux construit au tout début du XVIIe siècle. Il se distingue par son plan carré et sa niche voûtée en plein cintre, abritant une statue en pierre du Dieu de Pitié, une représentation christique liée à la dévotion populaire. L’ensemble, érigé en moellons avec une couverture en lave, illustre les techniques de construction locales de l’époque. Son inscription au titre des monuments historiques en 2011 souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son rôle dans le paysage culturel de la Bourgogne-Franche-Comté.
L’oratoire a été édifié en 1613, comme l’atteste une frise ornée de volutes portant l’inscription de fondation. Positionné au sud du village, sur la route menant à Port-Lesney, il servait probablement de lieu de prière ou de halte pour les voyageurs et les habitants. La statue qu’il abrite, décrite comme de bonne facture et expressive, reflète l’art religieux provincial du début du XVIIe siècle, marqué par un réalisme émotionnel destiné à toucher les fidèles. Son couvrement en fronton et sa niche en berceau rappellent les édicules votifs fréquents dans les campagnes françaises de cette période.
Classé en totalité par arrêté du 9 septembre 2011, l’oratoire est aujourd’hui protégé pour son intégrité architecturale et son témoignage des pratiques dévotionnelles rurales. Les matériaux utilisés — moellons pour les murs, lave pour la toiture — témoignent des ressources locales et des savoir-faire artisanaux de la Franche-Comté. Bien que peu documenté sur ses commanditaires ou son usage précis, ce monument s’inscrit dans une tradition d’oratoires de chemin, souvent liés à des légendes locales ou à des protections divines invoquées contre les dangers (épidémies, intempéries, brigandage).