Tremblement de terre 1490 (≈ 1490)
Événement marquant pour dater le style
XVe-XVIe siècles
Période de construction présumée
Période de construction présumée XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Style architectural gothique tardif
18 août 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 août 1988 (≈ 1988)
Inscription par arrêté officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Oratoire (cad. IM 19) : inscription par arrêté du 18 août 1988
Personnages clés
Commanditaire inconnu - Abbé ou évêque présumé
Identifié par la crosse sur la clef
Origine et histoire
L’oratoire de Clermont-Ferrand est une pièce en surplomb au-dessus d’une descente de cave, accessible par une fenêtre à chambranle chanfreiné. Son architecture se distingue par une voûte d’ogives à clef pendante, ornée d’un blason représentant une tour crénelée entourée de trois étoiles, ainsi qu’une crosse en pal. Ces éléments suggèrent un commanditaire ecclésiastique, probablement un abbé ou un évêque. La décoration inclut des anges porteurs d’écus et des culots sculptés, reflétant un style gothique tardif.
Aucun document historique ne mentionne explicitement cet édifice, mais son style architectural permet de le dater de la période suivant le tremblement de terre de 1490, qui a marqué la région. La fonction exacte de cette pièce reste hypothétique : bien que qualifiée d’oratoire, cette appellation repose sur la présence de symboles religieux (crosse, anges) et non sur des sources écrites. La voûte, avec ses nervures retombant sur des culots soutenus par des anges aux attitudes variées, témoigne d’un savoir-faire artisanal remarquable pour l’époque.
Classé Monument Historique par arrêté du 18 août 1988, l’oratoire se situe au 14 rue Massillon, dans le Puy-de-Dôme. Son état de conservation et sa localisation précise (notée 6/10 en termes de fiabilité) en font un exemple rare d’architecture civile à vocation potentiellement religieuse, typique de la transition entre Moyen Âge et Renaissance en Auvergne. La présence d’une couronne extérieure à rinceaux autour de l’écu renforce l’hypothèse d’un lien avec une autorité ecclésiastique locale, bien que son identité reste inconnue.