Oratoire situé sur le domaine des Béguines

Oratoire situé sur le domaine des Béguines

  • Nans-les-Pins
Oratoire situé sur le domaine des Béguines
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Oratoire situé sur le domaine des Béguines
Oratoire situé sur le domaine des Béguines
Oratoire situé sur le domaine des Béguines
Crédit photo : Luxxlucis - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1900
2000
1516
Construction de l'oratoire
1938
Classement historique
1964
Restauration par les amis
1978
Nouveau bas-relief
2009
Restauration communale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Oratoire situé sur le domaine des Béguines : inscription par arrêté du 3 juin 1938

Personnages clés

Jean Ferrier Archevêque d'Arles, commanditaire de l'oratoire en 1516.
Olivier Petit Sculpteur du bas-relief actuel réalisé en 1978.
Miette Jeune fille miraculeusement épargnée près de l'oratoire pendant la Révolution.

Origine et histoire

L'oratoire des Béguines, aussi appelé oratoire Sainte‑Marie‑Magdeleine à Béthanie ou oratoire de Miette, se situe sur le domaine des Béguines à Nans‑les‑Pins (Var). Construit en 1516 sur commande de Jean Ferrier, archevêque d'Arles, il constitue le troisième des sept oratoires du « chemin des Roys » qui mène au sanctuaire de la Sainte‑Baume. Du pied de l'oratoire, le pèlerin peut pour la première fois apercevoir le Saint‑Pilon et le sanctuaire de la grotte. Parmi les sept oratoires initiaux, les deux premiers n'ont conservé que leur socle et le dernier, au col du Saint‑Pilon, a été totalement détruit ; l'oratoire des Béguines est donc le premier des quatre oratoires encore existants.

Son appellation varie selon l'usage et l'histoire : il porte le nom du domaine, rappelle la scène de la gravure représentant sainte Marie‑Madeleine à Béthanie, et est aussi connu sous le surnom « oratoire de Miette » en mémoire d'un drame survenu à l'époque révolutionnaire, lorsque la jeune Miette, poursuivie par un assassin qui avait tué ses parents, se réfugia près de l'oratoire et fut miraculeusement épargnée. L'édicule représente Marie‑Madeleine associée à Marie de Béthanie, aux pieds du Christ auprès de sainte Marthe, selon la tradition provençale.

L'oratoire a perdu son bas‑relief d'origine ; le bas‑relief actuel est l'œuvre du sculpteur Olivier Petit réalisé en 1978. Le socle porte de nombreuses gravures de fers à cheval exécutées par des Compagnons du Devoir. Il est le plus richement décoré des oratoires conservés : la niche est couverte d'une voûte en ogive soutenue par deux pilastres ornés de corbeilles de fleurs, motifs qui renvoient à la figure de Marie‑Madeleine, témoin de la résurrection et d'abord prise pour « un jardinier ». Le fronton porte le blason de l'archevêque, avec l'inscription latine attribuant l'édification à Joannes Ferrerius archiepiscopus Arelatensis, inscription qui figurait à l'origine sur tous les oratoires.

Mentionné en 1826 par le R. P. Gavoty comme ayant alors perdu son bas‑relief, l'oratoire resta en mauvais état au milieu du XXe siècle et fut restauré en 1964 par « les amis de l'oratoire ». Une nouvelle sculpture et une grille de protection furent mises en place en 1978, accompagnées d'une bénédiction, puis une dernière restauration fut réalisée par la commune de Nans‑les‑Pins en 2009. L'oratoire est inscrit au titre des monuments historiques en 1938 ; trois autres oratoires de la forêt avaient été classés antérieurement en 1913 dans l'ensemble « Oratoires et chapelle » de Plan‑d'Aups‑Sainte‑Baume.

Liens externes