Construction du four 1814 (≈ 1814)
Four actionné par seize esclaves
XIXe siècle
Période d'activité industrielle
Période d'activité industrielle XIXe siècle (≈ 1865)
Production de chaux à Grande Anse
2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2007 (≈ 2007)
Protection contre un projet immobilier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble constitué de l'ancien four à chaux avec son magasin, son mur de soutènement et une zone de dix mètres autour des bâtiments (cad. AP 210) : inscription par arrêté du 3 mai 2007
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Seize esclaves mentionnés sans identité
Origine et histoire
L’ancien four à chaux de Trois-Rivières, situé près de la plage de Grande Anse en Guadeloupe, date de 1814. Ce monument industriel du XIXe siècle était initialement actionné par seize esclaves et exploité à proximité de l’unique carrière de calcaire de Basse-Terre. Sa construction en maçonnerie, adossée aux pentes pour faciliter l’accès des cabrouets chargés de pierres, reflète une ingénierie adaptée au relief volcanique local. Le four, de forme hexagonale et contreforté, comportait un magasin de stockage et un système de tirage interne pour optimiser la production de chaux.
Dans les années 2000, le site a été menacé par un projet immobilier, entraînant sa protection au titre des monuments historiques en 2007. Les travaux modernes ont partiellement altéré son environnement, notamment en faisant disparaître le chemin d’accès et la plateforme du gueulard. Aujourd’hui, les ruines du four, entourées d’un lotissement social, témoignent de l’histoire industrielle de la Guadeloupe et de son patrimoine lié à l’esclavage. L’ensemble protégé inclut le four, son magasin, un mur de soutènement et une zone tampon de dix mètres.
Le four à chaux illustre l’économie coloniale du XIXe siècle en Guadeloupe, où la production de chaux – utilisée pour les mortiers, l’agriculture ou le blanchiment – reposait sur une main-d’œuvre servile. Son inscription comme monument historique souligne son importance patrimoniale, malgré les transformations urbaines récentes. Les trous de boulins visibles sur les façades et la baie voûtée en plein cintre rappellent les techniques de construction de l’époque, mêlant roche volcanique et savoir-faire artisanal.
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