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Ouvrage du Four-à-chaux à Lembach dans le Bas-Rhin

Musée Musée de la Ligne Maginot

Ouvrage du Four-à-chaux à Lembach

  • Rue du Four À Chaux
  • 67510 Lembach
67510 Lembach, Rue du Four À Chaux

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1930–1935
Construction de l'ouvrage
Juin 1940
Combats et occupation allemande
Années 1950–1960
Restauration post-guerre
1983
Ouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Officier allemand non nommé - Victime des essais explosifs Mort lors des tests allemands.

Origine et histoire de l'Ouvrage du Four-à-chaux

L'ouvrage du Four-à-Chaux est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé à Lembach, dans le Bas-Rhin (Grand Est). C'est un gros ouvrage d'artillerie de deuxième classe, construit à partir de 1931 pour défendre la frontière et protéger les puits de pétrole alsaciens de Merkwiller-Pechelbronn. Il comptait huit blocs, dont six de combat, et était équipé de tourelles d'artillerie, de cloches d'observation et de mitrailleuses.

L'ouvrage fut endommagé lors des combats de juin 1940, puis utilisé par les Allemands pour des essais d'explosifs, notamment un gaz éthylénique qui détruisit le bloc 1. Après la guerre, il fut restauré (sauf le bloc 1, jugé irrécupérable) et rouvert au public en 1983 sous la gestion de l'association SILE. Aujourd'hui, il se visite avec ses galeries souterraines, son usine électrique et ses casernements.

Le nom Four-à-Chaux provient d'une ancienne installation d'extraction de calcaire située à proximité, active jusqu'en 1939. En temps de guerre, l'ouvrage portait le nom codé A4. Il faisait partie du sous-secteur de Langensoultzbach, intégré à la « ligne principale de résistance » entre Lembach et Schmelzbach. Son équipage comptait 580 hommes, avec un roulement bimensuel.

L'ouvrage comprend des particularités techniques uniques dans le Nord-Est, comme un plan incliné souterrain ascendant (rareté régionale, plus courant dans les Alpes), reliant l'entrée des munitions — située 24 mètres plus bas que celle des troupes — aux galeries principales. Son usine électrique était équipée de quatre groupes électrogènes Sulzer de 160 chevaux, alimentant 4,5 km de galeries enterrées.

Après l'armistice de 1940, la Wehrmacht occupa le site et y testa des explosifs, causant la mort d'un officier allemand. Les réparations des années 1950-1960 permirent sa préservation. À proximité, la forteresse du Hochwald (toujours militaire) et la base aérienne 901 Drachenbronn rappellent le contexte stratégique de la ligne Maginot en Alsace.

Liens externes

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