Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1756
Début des travaux de reconstruction
Début des travaux de reconstruction 1756 (≈ 1756)
Lancement des rénovations pour affirmer l’indépendance abbatiale.
1766
Projet confié à Charles Saint-Père
Projet confié à Charles Saint-Père 1766 (≈ 1766)
Conception d’un bâtiment néo-classique en U.
1774
Arrêt des travaux
Arrêt des travaux 1774 (≈ 1774)
Union de la manse abbatiale au diocèse.
1806
Transformation en palais épiscopal
Transformation en palais épiscopal 1806 (≈ 1806)
Agrandissement et réaménagement intérieur.
1910
Transfert à l’Instruction publique
Transfert à l’Instruction publique 1910 (≈ 1910)
Conséquence de la loi de séparation.
1920
Installation de l’école des beaux-arts
Installation de l’école des beaux-arts 1920 (≈ 1920)
Nouvelle vocation culturelle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir notice PA00112249
Personnages clés
Charles Saint-Père - Architecte dijonnais
Conçoit le projet néo-classique en 1766.
Origine et histoire du Palais abbatial Saint-Bénigne
Le palais abbatial Saint-Bénigne de Dijon, situé dans le centre-ville, est un ancien bâtiment religieux transformé au fil des siècles. À l’origine intégré à l’abbaye bénédictine, il fut partiellement reconstruit à partir de 1756 pour affirmer l’indépendance de la communauté face à l’évêché nouvellement créé. Les travaux, confiés à l’architecte dijonnais Charles Saint-Père, prévoyaient un ensemble néo-classique en forme de U, mais seule l’aile de l’hôtellerie fut achevée avant l’interruption des chantiers en 1774, lorsque l’évêque obtint l’union de la manse abbatiale au diocèse.
En 1806, l’aile existante devint le palais épiscopal et fut agrandie vers l’est pour des raisons de symétrie et d’usage administratif. L’intérieur fut entièrement réaménagé pour accueillir les services diocésains. Après la loi de séparation de l’Église et de l’État en 1910, le bâtiment fut attribué au département de l’Instruction publique, qui y installa l’école des beaux-arts en 1920. Aujourd’hui, il abrite toujours l’École nationale supérieure des beaux-arts de Dijon (ENSA Dijon Art & Design).
Classé monument historique depuis 1996 pour son bâtiment principal et depuis 1924 pour son jardin attenant à l’ancien dortoir des Bénédictins, le palais illustre les transformations architecturales et fonctionnelles d’un édifice religieux à travers les régimes politiques. Son histoire reflète les tensions entre pouvoir abbatial et épiscopal, puis sa reconversion en lieu d’enseignement artistique au XXe siècle.